Liu Xiaobo, prisonnier en Chine, célébré partout dans le monde

Clément Solym - 21.03.2012

Edition - International - Liu Xiaobo - Chine - protestation mondiale


Un prix Nobel de la paix sous les verrous, dans son propre pays, cela n'a plus rien d'inédit. Depuis plusieurs années, Liu Xiaobo agace le gouvernement chinois, qui a fini par le mettre sous haute surveillance... en prison. Les dissidents, c'est comme le champagne, faut le garder au frais. Bien frais. 

 

Mais cela n'empêche pas la communauté internationale de s'émouvoir, et l'organisation PEN, regroupant les écrivains partout dans le monde, de réclamer à la Chine de libérer l'auteur, Nobel de la Paix 2011. Ainsi, hier, plus de 160 institutions mondiales avaient prévu leur journée du 20 mars, veille du printemps, pour rendre hommage à Liu Xiaobo.

 

 

 

Amnesty International, le Festival international de la Poésie de Trois-Rivières, les Bibliothèques et Archives nationales du Québec, parmi elles, ont profité du Festival de littérature internationale qui se déroule à Berlin, pour promouvoir et partager avec le plus grand nombre possible de lecteurs les oeuvres de Xiaobo, interdites en Chine, cela va sans dire. 

 

Nombre d'auteurs ont également appelé à agir, dans le monde entier, comme Salman Rushdie, Doris Lessing ou encore divers membres du PEN international. On peut également citer David Grossman, Amos Oz, J.M. Coetzee, qui ont appelé à suivre cette initiative.

 

Résultat ? Des lectures publiques partout dans le monde des oeuvres de Xiaobo, et une demande de libération sans condition de l'écrivain. « Le but de cette lecture est de présenter les oeuvres de Liu Xiaobo à un plus large public, de rappeler au monde que cet humaniste, ce combattant de la liberté, cet auteur talentueux et Prix Nobel est toujours détenu en Chine, et de protester contre cette situation », expliquent les organisateurs, à l'AFP. 

 

Le prix Nobel de la Paix avait été symboliquement remis à une chaise vide, durant une cérémonie qui s'est déroulée à Stockholm, en décembre dernier. Des enseignants et des élèves de la Lomond School d'Helesburgh, en Écosse avaient agi de même. Le principe est simple, « attirer l'attention sur les écrivains qui sont absents, qu'ils soient en prison, assignés à résidence, qu'ils fassent l'objet de menaces ou qu'ils aient été assassinés pour avoir osé écrire ce qu'ils ont écrit ». (voir notre actualitté)