Livres : 6 % des ventes mondiales chez Hachette en numérique

Clément Solym - 07.02.2012

Edition - Economie - Hachette - résultats financiers - 2011


Le groupe Lagardère vient de livrer les résultats de son exercice 2011, avec un chiffre d'affaires de 7,657 milliards €, en baisse en données brutes de 3,9 %, mais stable, assure la société à données comparables, avec + 0,2 %. 

 

Après un chiffre d'affaires du 4e trimestre fixé à 1,951 milliard €, Lagardère affiche tout de même un sourire jaune. En effet, Lagardère Publishing enregistre une baisse de son chiffre d'affaires de 3,4 % en données brutes et 3,8 % en données comparables. On souligne toutefois les « très bonnes performances aux États-Unis », qui enregistrent un + 12,8 % « grâce aux parutions de nouveautés, et ce, malgré l'incidence du livre numérique (générant un chiffre d'affaires unitaire moindre, mais une meilleure profitabilité) ».

 

Du reste, la France n'est pas vraiment placée sous d'aussi doux augures, « l'activité pâtit d'une comparaison défavorable dans l'Éducation avec la fin d'année 2010, qui avait été atypique. À noter, en revanche, de bonnes performances dans la Distribution (+ 2,4 %) et pour Larousse (+ 2,6 %). Baisse du chiffre d'affaires au Royaume-Uni (- 4,5 %), les bonnes performances dans l'Adult trade n'ayant pas compensé les conditions de marché plus difficiles à l'international ». 

 

 

 

Lagardère Publishing, autrement dit Hachette, enregistre un exercice 2011 à 2,038 milliards € sur l'année, soit une variation - et une décroissance (c'est un manière de parler, normalement, on devrait dire une croissance négative... ah, les termes financiers, on s'y perdrait) de 5,9 % en données brutes et 4,4 % en données comparables.

 

La faute aux vampires...

 

Le groupe pointe la perte de Stephenie Meyer, qui, si elle est susceptible de remettre la main à la page, a clairement pesé sur le 3e trimestre 2011, « pour disparaître totalement sur la fin de l'année ». Sans elle - ô, chose amusante, que cette projection ! - « la baisse du chiffre d'affaires n'aurait été que de 0,3 % à données comparables ». 

 

Par ailleurs, les pays anglo-saxons auront connu une forte croissance poussée par le livre numérique, et en parallèle, le groupe pointe les difficultés des revendeurs en Australie comme aux USA, avec les faillites de REDgroupe et Borders. « Bonnes performances en France dans l'Éducation (+ 2,4 %, tirée par la réforme du Lycée) et dans la Littérature générale (+ 2,4 %). En Espagne, l'activité progresse également (+ 1,1 %) grâce à l'Éducation qui a bénéficié des réformes scolaires. »

 

Du côté français, on salue les excellentes ventes de Steve Jobs par Walter Isaacson, Rien ne s'oppose à la nuit par Delphine de Vigan, bien que la littérature générale soit en recul de 7,7 %.

 

Le numérique au secours

 

La plus grande raison de se réjouir serait donc à trouver du côté du livre numérique, avec un quatrième trimestre qui propulse plus encore ce format.


Ainsi, « aux États-Unis et au Royaume-Uni, le livre numérique représente respectivement 20 % et 10 % du chiffre d'affaires Adult trade à fin décembre 2011. En France, le lancement de nouvelles liseuses numériques est intervenu à l'automne, mais n'a pas encore fait décoller le marché de façon significative ». 

 

Et le groupe de conclure que sur l'ensemble de son activité éditoriale, et au niveau mondial, le livre numérique représente désormais 6 % du chiffre d'affaires total de Lagardère Publishing.