Livrés à Domicile : en Belgique, la littérature à la maison

Clément Solym - 18.09.2012

Edition - International - livres - domicile - Belgique


Depuis le 17 septembre, hier soir, en somme, la deuxième saison de l'émission Livrés à Domicile a été lancée sur la RTBF, la télévision publique belge, certes, mais francophone. Caméra en main, et vipère au poing, l'équipe de Thierry Bellefroid embarque les spectateurs chez les lecteurs, à la découverte, loin des studios, d'une passion : la lecture. Et les livres. Tous les livres. Suivez mon regard. 

 

 

 

 

Si les complexités de la rediffusion sur la TNT rebutent, il sera facile de retrouver les émissions dès le lendemain de leur première diffusion, en direct sur la toile. Le concept assez « original » pour une émission littéraire - outre le fait d'être belge, nous précise-t-on. « L'émission se tourne chez les lecteurs, dans leur salon, leur cuisine, etc., avec un auteur invité que le lecteur a lu, une figure imposée type "le livre dont tout le monde cause pour le moment vaut-il la peine" et des chroniques. »

 

Or, dans ces deux dernières, présentes dans toutes les émissions, on retrouve systématiquement Mauvais Genres (polar, thriller, SF and co.) et Numérique (où l'on parle d'initiatives, d'éditeurs et d'auteurs numériques). Deux sérieuses bonnes raisons de s'intéresser à la programmation, donc, et de se dire que notre Frnaçois Busnel national mériterait plus qu'un bon coup de dépoussiérant...

 

L'idée de l'émission, nous raconte Michel Dufranne, le chroniqueur de mauvais genre et de la section numérique, vient de ce qu'il fallait sortir de l'émission littéraire phare et classique, Mille-feuilles. Un étalage de connaissances et de savoirs, depuis les hauteurs de sa tour d'ivoire : on croirait découvrir la grande librairie. 

 

Autant sortir l'émission de ses carcans traditionnels, et sur l'initiative de Thierry Bellefroid, la direction de la chaîne demande de creuser le concept en étant encore plus audacieux et en allant sur la table de nuit du lecteur. Passé le scepticisme des premiers temps, et les réticences d'usages, l'émission se lance. Tout tourne autour d'un lecteur qui devient le fil rouge de l'émission, avec visite de sa bibliothèque et de son intérieur. La vie d'un lecteur, loin des confinements de Saint-Germain des Près, par exemple. 

 

Ou des studios de France 5. « Les auteurs sont souvent déstabilisés, car ça change des promos classiques ; mais au final, à de très rares exceptions, ils en sortent toujours grandis et leur livre ayant été évoqué par un lecteur "neutre" est souvent un peu plus "crédible" pour les téléspectateurs », souligne Michel Dufranne.

 

Et comme la deuxième saison débute, toute l'équipe est sur le pied de guerre, avec un seul mot d'ordre « bonne humeur ! La lecture est un plaisir et doit le rester  » !

 

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