Livres numériques : un rôle complémentaire au Nigeria

Clément Solym - 30.05.2012

Edition - International - Nigeria - bibliothèques - livres


Depuis quelques jours, les bibliothécaires du Nigéria réclament au gouvernement qu'on leur procure des ouvrages numériques. Non pas que l'on souhaite faire disparaître les ouvrages papier, ainsi que l'explique Victoria Okojie, du Conseil des bibliothécaires, mais en l'absence de livres physiques, il faut absolument disposer des oeuvres pour le public. 

 

Ne pas mettre au rebut les ouvrages papier, c'est la première évidence qui s'impose. Certes. Mais d'un autre côté, le format numérique permet de disposer d'un catalogue plus important. « Dans les pays développés comme les États-Unis et la Grande-Bretagne, les bibliothèques sont bien installées. C'est parce qu'au Nigerai nous ne disposent pas de livres dans les étagères, et que les livres numériques joueront un rôle de complémentarité », ajoute-t-elle. (voir All Africa)

 

Car, et la chose est entendue, le livre ne mourra jamais. 

 

Pour l'heure, le Nigeria ne semble pas encore entré dans l'ère numérique du livre. Les internautes peuvent bien entendu en télécharger, dans le domaine public, mais l'usage n'est pas répandu. Au niveau universitaire, la donne change quelque peu, alors que des études montrent que le recours aux ebooks se démocratise - la plupart du temps, par le biais d'abonnement à des revues, accessibles numériquement.

 

Books

 

 

Pour ce faire, certaines universités proposent des abonnements à leurs étudiants, mais pour ce qui est des livres à proprement parler, les conditions de paiement en ligne sont encore rebutantes pour les utilisateurs. 

 

Le Librarians Registration Council of Nigeria compte aujourd'hui 1713 établissements enregistrés comme membres, et Victoria Okojie plaide désormais pour l'instauration de normes partagées et de conditions d'utilisation communes pour l'ensemble des acteurs de son groupe. Cependant, le manque de financement étatique pose aujourd'hui un autre problème pour les établissements. 

 

Pour l'heure, inutile de compter sur le gouvernement pour obtenir des fonds en vue de constituer un catalogue numérique global, et il a clairement été renvoyé qu'il faudrait que le LRCN parvienne à se trouver des fonds propres pour subventionner un tel programme. 

 

Cette année, seuls 541.000 nairas ont été débloqués sur les 13 millions logiquement alloués aux dépenses, souligne-t-on...