Logé, blanchi, avec un chats et chiens à nourrir : le librairie-sitter

Clément Solym - 28.08.2012

Edition - Librairies - baby-sitter - librairie - chats


Devenir libraire-sitter, comme on peut s'improviser baby-sitter ? C'est la proposition de Wendy Welch et Jack Beck, qui possèdent l'établissement Tales of the Lonesome Pine, situé dans la ville de Big Stone Gap, en Virginie. Population : 5400 âmes. Le contrat est simple : tenir leur boutique durant deux mois, contre un logement et quelques avantages. Et un chat à nourrir. Ainsi qu'un chien.

 

 

 

 

L'idée, c'est que Wendy vient de publier un livre, et qu'elle s'apprête à partir en tournée, à partir de l'automne. Et comme tous deux souhaitent profiter ensemble de ces voyages, sans pour autant fermer les portes de leur librairie, ils ont décidé de lancer une annonce.

 

Or, dans une période où les librairies semblent aller mal, cette boutique va particulièrement bien. « Il est ironique de constater que c'est un livre qui parle des librairies indépendantes, qui me met dans cette situation, mais je ne peux pas fermer la librairie de notre communauté, pour baguenauder et m'amuser avec d'autres libraires », explique l'auteure. 

 

Son ouvrage, paru chez St. Martin's Press, intitulé The Little Bookstore of Big Stone Gap, raconte avec humour et légèreté les conditions de vie, et la manière dont le couple gère son établissement depuis toutes ces années. « Wendy Welch nous rappelle cette vérité presque oubliée que les librairies ne sont pas simplement des centres de distribution de livres, ce sont des espaces chaleureux pour notre culture, des portails vers des mondes oniriques, des points d'ancrage pour nos âmes affamées. »

 

Il ne leur est pas possible d'engager une personne à temps complet, avec un salaire décent, comme comme il y a deux chiens à nourrir ainsi que trois chats, l'idée de proposer une expérience à un couple désireux de se frotter à la réalité du métier est venue. Le couple, ou la personne seule, sera donc blanchi, avec quelques pizzas offertes, contre une tenue des lieux durant les mois d'octobre et de novembre.

 

De quoi rappeler que devenir libraire, c'est avant tout travailler pour l'amour des livres plutôt que de faire de l'argent. Et surtout, l'aventure est sans risque, puisque la librairie a ses habitués, et que le commerce fonctionne à peu près tout seul. Sauf qu'il a tout de même besoin d'un être humain pour échanger avec les clients et ouvrir les portes et les fermer.

 

Expérience ou aventure, si vous êtes dans le quartier, et bien motivé, il suffit de contacter les deux libraires, depuis leur blog.