Louis Aragon croisera presque son Aurélien, Île Saint-Louis

Clément Solym - 07.06.2011

Edition - Société - aurélien - paris - saint


Le Conseil de Paris adoptera les 20 et 21 juin prochains la délibération pour, rendre enfin hommage à Louis Aragon dans la capitale. Depuis des années, les communistes se battent pour permettre à ce poète, prophète du surréalisme, de disposer d’un lieu de mémoire à sa hauteur.

Aussi, dans un communiqué, saluent-ils la décision prochaine, et la délibération à venir, qui permettra de rendre au poète un hommage, et à ceux qui le souhaiteront, de déposer une gerbe.

« L’espace situé à la pointe ouest de l’île Saint-Louis prendra le nom de place Louis Aragon. Ce lieu est situé à deux pas de la maison d’Aurélien. Le clin d’œil plaira sans nul doute aux lecteurs de Louis Aragon », précise Ian Brossat, président du groupe PCF/PG.


Les communistes parisiens sont fiers d’avoir compté parmi les leurs une figure aussi illustre que Louis Aragon. Ils sont heureux aujourd’hui de contribuer à l’hommage que la Ville de Paris lui rendra à travers la dénomination de cette place.

« Si vous en étiez d’accord, la dénomination “place Louis Aragon” serait attribuée à l’espace compris entre les numéros 45 et 47 quai de Bourbon à Paris (4e), situé à la pointe ouest de l’Ile Saint-Louis, à deux pas de la maison d’Aurélien, conformément au plan annexé au présent exposé des motifs », explique le Maire de Paris aux membres du Conseil de Paris, siégeant en formation de Conseil municipal.

Les communistes avaient déjà salué cette nouvelle, et Ian Brossat, rappelait quelle important le petit Louis avait pu avoir dans Paris. « Paris a joué un rôle essentiel dans l’œuvre et dans la vie de Louis Aragon, notamment dans ses romans Le paysan de Paris, Les beaux quartiers – et Aurélien. Grand intellectuel engagé, résistant, Louis Aragon incarne une poésie populaire, au croisement d’un idéal classique et des mouvements d’avant-garde de son époque. C’est à Paris, une ville qu’il a aimée et célébrée, qu’Aragon est mort en 1982. »