Lucky Luke, Spirou et Bragelonne retrouvent le chemin du Québec

Clément Solym - 09.11.2012

Edition - International - Québec - distribution - livres


Début octobre, certains éditeurs français faisaient face à un léger problème. La distribution, assurée par la société Diffusion du livre Mirabel allait être annulée, suite aux consignes données par la maison mère, Pearson. Le groupe BD Media Participations, ainsi que d'autres se retrouvaient alors sans distributeur pour le Québec. 

 

 

 

 

« Pearson a décidé de se recentrer sur l'activité éditoriale, ce qui impliquait la fermeture des services de distribution. Dupuis a désormais jusqu'au 31 décembre pour trouver une société qui pourra se substituer à DLM, et assurer la distribution à compter du 1er janvier 2013 », nous expliquait alors les éditions Dupuis, concernées par ce changement

 

Mais l'incertitude n'aura pas duré longtemps : Distribution de livres Mirabel vient de ressusciter sous le nom La Boîte de Diffusion, société créée par des anciens de DLM, comme l'explique Stéphane Théroux au Devoir. « Les éditeurs français ont tout de suite vu l'intérêt de maintenir l'équipe ensemble, après plus de 20 ans de liens d'affaires. »

 

Pour autant, tous ne reviendront pas vers le nouvel acteur. Pour l'heure, on comptera assez d'éditeurs pour atteindre « une masse critique suffisante », représentant la moitié du chiffre d'affaires de DLM. Sur les 60 éditeurs que DLM distribuait, on sait que les Européens Dargaud, Dupuis, Bragelonne et Castelmore, entre autres, ont décidé de poursuivre leur collaboration avec le nouveau venu. 

 

Pour les éditeurs québécois, les éditions de la Smala, Isabelle Quentin et Soleil de minuit ont opté pour la Boîte, mais d'autres devraient encore se manifester. D'autant que la société a déjà passé un accord avec Prologue, pour que les titres puissent se retrouver dans les grandes surfaces. 

 

En effet, après le désistement des Éditions du renouveau pédagogique, propriété de Pearson depuis 1989, qui annonçait la fin de DLM, la littérature jeunesse, la BD et les manuels scolaires que la société propageait étaient en deuil. Qui plus est, 44 emplois étaient alors perdus - bien qu'avec la création d'une nouvelle entité reprenant le travail de distribution, 9 emplois au moins resteront. 

 

La nouvelle est d'autant plus importante que le Québec a récemment vu l'apparition d'une commission parlementaire, chargée d'examiner la création d'une loi sur le prix unique du livre. Le parti politique Québec solidaire faisait part de son souhait que le projet de loi soit déposé aux alentours des fêtes de fin d'année