Au Royaume-Uni, 73 % de publicités en moins sur les sites pirates

Clémence Chouvelon - 13.08.2015

Edition - Société - lutte antipiratage - Royaume-Uni - suppression publicité


Au Royaume-Uni, la lutte contre le piratage bat son plein et, comme sur le territoire français, la stratégie de suppression des publicités sur les sites proposant du contenu illégal a été adoptée. La Police Intellectual Property Crime Unit britannique (PIPCU) se félicite des progrès en matière de lutte contre le piratage, et signale que la publicité sur les sites pirates a diminuée de 73 %.

 

No Piracy billboard
Descrier CC BY 2.0

 

Pour mettre à bien sa stratégie, intitulée « Operation Creative », la PIPCU a dressé une liste noire de sites proposant du contenu illégal, tout support culturel confondu, et coupe graduellement la rémunération gagnée grâce aux publicités à ces sites. En parallèle, des campagnes de sensibilisation sont effectuées auprès des annonceurs, pour les convaincre de ne plus placer de publicités sur les sites en question. 

 

« Depuis que la PIPCU a lancé Operating Creative et la liste de sites incriminés en 2013, on observe une diminution de 73 % des publicités pour les grandes entreprises britanniques sur les sites pirates », a annoncé l'unité policière sur son site. « Travailler en collaboration étroite avec les ayants droit et l'industrie de la publicité nous a ouvert la voie pour la lutte contre le piratage, en perturbant le succès des recettes publicitaires des sites illégaux. » Les publicités placées par des entreprises des secteurs de l'automobile, de l'alimentation, des boissons et de l'immobilier ont presque totalement disparu.

 

Cependant, les 73 % avancés doivent être nuancés, la PIPCU ne précisant pas si les publicités sont effectivement moindres sur les sites considérés comme pirates, ou si ce sont les dépenses en publicité sur ces sites par les entreprises qui permettent d'obtenir ces chiffres. Selon la BBC, la PIPCU utiliserait pour établir ces données les services de WhiteBullet, qui étudie les annonces placées sur seulement 17 sites, sur une période de 12 semaines, entre juin et septembre 2013, puis entre mars et juin 2015. On serait ainsi bien loin d'un état des lieux global.

 

(via Torrentfreak