Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

M-Edge, fournisseurs d'étuis pour Kindle attaque... Amazon

Clément Solym - 28.12.2011

Edition - Justice - plainte - Amazon - kindle


Ah, les joies des brevets... Cette fois, c'est Amazon qui s'y colle, dans la position de l'attaqué, car la société M-Edge, qui propose des boîtiers et couvertures pour Kindle estime que la firme instaure une concurrence déloyale. 

 

Direction les tribunaux, ni une ni deux, pour le marchand, pas vraiment décidé à se faire couper les bénéfices sous les pieds. Située dans le Maryland, la société M-Edge emploie 50 personnes et propose différents types de couvertures pour différents types d'appareil. Dont le Kindle. 

 

Or, M-Edge vient vient donc de lancer une procédure pour violation de brevet, à laquelle s'ajoute concurrence déloyale, atteinte intentionnelle à des contrats et publicités mensongères. Rien que ça.

 

Selon les éléments de la plainte, il faut comprendre qu'Amazon aurait tenté à plusieurs reprises d'interférer dans les relations entre M-Edge et ses clients. En outre, la violation de brevet concernerait des produits M-Edge, destinés au Kindle, qu'Amazon aurait tenté de reproduire. 

 

 

Déposée le mois dernier au tribunal fédéral du Maryland, la plainte a été dévoilée très récemment. Toujours selon le texte, Amazon aurait exigé une augmentation des commissions perçues sur les ventes des couvertures pour Kindle. Sous peine de voir les produits de la firme être bannis d'Amazon. 

 

C'est qu'outre-Atlantique, les produits de M-Edge sont plutôt connus et leur réputation n'est plus à faire, puisque depuis le premier modèle de Kindle, la société a proposé une gamme d'étuis et couvertures, pour protéger son appareil. Populaire, d'ailleurs, au point qu'Amazon avait fait signer un contrat en qualité de « partenaire privilégié ». On se demande où sont les privilèges dans cette histoire. 

 

Depuis octobre 2008, M-Edge avait réussi à négocier une commission standard de 8 % sur les ventes. En février 2009, pour l'obtention de la mention Kindle compatible, ce sont 15 % que M-Edge doit reverser à Amazon. Et le contrat est signé pour trois ans. Mais voilà : en janvier 2010, Amazon exige de passer les commissions à 32 % et suite au refus de la société, le cybermarchand menace de supprimer tous les produits de ses listes. 

 

Depuis, c'est la guerre ouverte, et en novembre 2011, Amazon fait parvenir un courrier de résiliation du contrat qui les liait, faisant état de « manquements répétés à ses obligations ». Dans le cas d'une victoire pour le motif de contrefaçon, Amazon pourrait même être obligé de retirer de la vente ses propres étuis pour Kindle. De quoi faire sourire...

 

m-edge