Macé Scaron : 'J'ai péché par aveuglement et par orgueil.'

Clément Solym - 12.09.2011

Edition - Société - plagiat - emprunt - mace


On ne va pas revenir sur toutes les péripéties qui ont composé l'affaire Macé-Scaron depuis ces dernières semaines. De la découverte dans Ticket d'entrée des premiers emprunts, aux défenses les plus hasardeuses de l'auteur, les rebondissements ont été nombreux.

Dans une tribune publiée par Marianne 2, Joseph Macé-Scaron tente une fois pour toutes d'enterrer les accusations, avec un exercice d'autoflagellation modéré.


« J’ai dit et j’ai écrit du plagiat qu’il représentait, à l’instar de la lettre écarlate, une tache indélébile d’infamie. J’ai joué inconsidérément avec cette notion. Sans doute par un goût absurde de la désinvolture et selon une propension paradoxale à la mise en danger que je contemple aujourd’hui amèrement. J’ai péché par aveuglement et par orgueil. Je ne le cache pas. »

Il revient tant sur son activité de romancier que de journaliste, et passe en revue toutes les erreurs, ces « conneries » qu'il a pu faire. Il anticipe les reproches qui seront tout de même faits, condamne son acharnement, déplore que l'on ne se souvienne que des articles et livres fautifs, et pas des milliers d'autres, correctement écrits.

« Je mesure pleinement et accepte mes torts, tous mes torts, mais je ne saurais endosser la généralisation du soupçon et l’emballement de la diabolisation, ces tentations accrues à l’ère de l’opinion et auxquelles trop s’abandonnent, même involontairement. »

Une explication indispensable, pense-t-il, mais qui clôt, selon lui, les débats. En tout cas, de son point de vue. Maintenant, libre aux autres de continuer à fouiller, examiner, traquer, et ainsi de suite.

Ils auront, leur souhaite-t-il, leur conscience pour eux.

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