Macmillan fait un pas pour l'ouverture des données scientifiques

Julien Helmlinger - 02.12.2014

Edition - International - Nature.com - Macmillan - Recherche - sciences


Grâce à la technologie numérique développée par Macmillan Science and Education, les articles d'une cinquantaine de publications scientifiques offertes contre souscription sur Nature.com vont pouvoir être partagés entre chercheurs et autres lecteurs, abonnés ou non. Une nouvelle possibilité simple et révolutionnaire selon l'éditeur, permise sans restriction géographique, qui comprend la célèbre revue Nature et sa famille plus large de magazines.

 

 

 

Dans le cadre d'un usage personnel et non commercial, les passionnés de sciences pourront ainsi s'échanger des articles entiers, ou encore annoter le texte afin de partager leurs commentaires. Cette nouvelle possibilité est permise par une technologie développée dans le cadre du programme ReadCube, piloté par la branche Digital Science de la maison d'édition.

 

Par la suite, une centaine de médias plus généralistes vont également être invités à intégrer des liens de partage similaires pour étoffer ce contenu scientifique. On ne sait pas encore quelles publications sont concernées, à part certaines de la BBC d'ores et déjà inscrites au programme. Des blogs devraient également être inclus. Cette seconde phase devrait être lancée après une période pilote d'une année.

 

Comme le revendique Annette Thomas, PDG de Macmillan Science and Education : « Nous existons pour servir les besoins d'information des chercheurs, pour les aider dans leur travail, et, finalement, à faire des découvertes afin d'améliorer la façon dont nous vivons tous. [...] Aujourd'hui, nous sommes en mesure d'offrir une nouvelle façon de partager facilement et diffuser ces connaissances en utilisant la technologie de l'une de nos divisions innovantes et perturbatrices, Digital Science. »

 

Selon elle, la communauté universitaire partage de plus en plus de contenus et cette solution serait la première à leur permettre un échange optimal, « sans friction », entre abonnés et non-abonnés, annotations de contenus comprises. En somme, la volonté est de faciliter le travail scientifique actuellement en cours par d'autres moyens, comme le courriel, en encourageant d'autres éditeurs à se joindre à l'initiative.

 

Interrogée par The Bookseller, quant à savoir si le partage ne risquait pas de cannibaliser les abonnements, Annette Thomas répond que le partage de ressources scientifiques est déjà une réalité et qu'il faut avoir « le courage de faire ce qui est juste pour les chercheurs et la société en général ».