Manifeste : un 'lyrisme connecté' à l'époque Facebook

Clément Solym - 04.10.2010

Edition - Société - sources - lyrisme - poésie


Voici un appel de Stéphane Bataillon, poète dont le dernier ouvrage est publié en octobre aux éditions Bruno Doucey, Où nos ombres s'épousent. Un manifeste pour un lyrisme en cette période de Facebook...

« Nous, poètes et lecteurs de poésie, avons l’impression que quelque chose est en train de revenir dans la poésie contemporaine. Quelque chose de positif. Un mouvement initié, qui ne voudrait pas rompre, mais remettre en lumière la voix de celui qui écrit. La remettre à nu, simplement, directement, pour la faire partager. »

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« Une prise de conscience que seule une langue qui porte, même un peu, mais un peu plus, nous empêchera de tomber dans le piège d’être tous convaincus que nous pourrons, tous, être distingués (mais pendant un temps bref, mais à condition que…). Une course sans fin, frénétique. Un mouvement de fuite, qui donne l’impression de nous valoriser, sans répit, jusqu’à l’épuisement. Jusqu’à nous faire perdre toute valeur, pour nous laisser, un jour, à bout de force, à bout de course, dans le désert. Un désert, fait de silences creux et de nos solitudes. Un vide, impossible à combler, insupportable. »


Cet appel Pour un lyrisme des sources, prend avant tout la voie (la voix), d'une nouvelle route sur laquelle s'engager. Évoquant « un lyrisme connecté, en mouvement, à la fois concentré et limpide. Qui relierait aux autres en injectant du souffle à travers les liens de ces réseaux si vastes ».

Ce manifeste est disponible à cette adresse, avec une pétition à signer, si le coeur vous en dit.