Manuscrit Story #10 (épilogue) : Comment j'ai renoncé à chercher un éditeur

Auteur invité - 04.06.2019

Edition - Société - Manuscrit story - Marc Varence - roman éditeur


Voilà trois ans et demi, Marc Varence contactait la rédaction de ActuaLitté pour proposer une forme de reportage, ironiquement intitulé Manuscrit Story. Il s’agissait de découvrir la trépidante existence qui part du livre, fraîchement écrit, à son arrivée en maison d’édition… “Comment j’ai cherché un éditeur”, sous-titre de cette saga en 10 tomes, prend fin aujourd’hui. Avec un choix pour le moins radical.

« Le grand public n’a aucune idée du parcours du combattant que représente la recherche d’une maison d’édition. Même pour un auteur disposant de certaines références, c’est la phase qui peut s’avérer la plus frustrante, la plus ingrate », expliquait Marc Varence le 10 février 2016, en entamant ses démarches. 

Voici sa conclusion.

Sorry!
The ReflexMan, CC BY ND 2.0
 

Trois années, très exactement, depuis la naissance de ce premier volume. Trois longues années… dont près de deux rangé au fond d’un tiroir, comme le bon vin élevé en fût de chêne. Que de modifications, d’aménagements, d’améliorations, de lectures pour enfin dévoiler au public cette contre-utopie qui laisse entrevoir une suite menée tambour battant.

La question que je me pose est la suivante : “Faut-il reprendre tout à zéro ? Faut-il réimprimer une vingtaine de manuscrits et les déposer une fois de plus chez les éditeurs ?

Non.
  
Le produit est fini, sans leur aide. Lorsque le manuscrit était à l’état de “brouillon”, aucun de ces professionnels “éclairés” n’a décelé le potentiel de l’ouvrage. Aucun de ces Parisiens n’a cru bon de “creuser” plus avant, de s’intéresser au pitch. On préfère encenser un détenteur de prix Goncourt aux propos vulgaires et aux cheveux filasse, façon spaghettis trop cuits, qui aurait soi-disant imaginé la pseudo-révolution des Gilets jaunes avant que celle-ci ne décore les monuments parisiens. On préfère publier du connu, du déjà cuisiné à toutes les sauces ou du sordide consommé, digéré. Il est évidemment plus facile d’en estimer les tirages… et les recettes.

En acceptant de se prêter au jeu du candidat, du sous-fifre, l’auteur rampe littéralement aux pieds des éditeurs, des diffuseurs et des libraires. Sans tous ces maillons de la chaîne du livre, rien n’est possible, rien n’est envisageable.

Et pourtant…

Si l’on décortique le prix d’un ouvrage broché en grand format, il faut débourser entre 18 et 25,00 euros, voire plus encore. Ce tarif s’explique par les nombreux intermédiaires qui doivent se nourrir au passage, ne laissant à l’auteur que les miettes. Et encore, quand l’éditeur daigne régler ses auteurs, ce qui n’est pas forcément toujours le cas. Le comble, c’est qu’avec autant d’intermédiaires, aucun n’y trouve vraiment son compte, excepté le transporteur qui rafle la mise à l’aller et bien souvent... au retour.

Voilà pourquoi, après mûre réflexion, je me tourne vers le géant amazonien. Même si cela sous-entend que l’auteur est livré à lui-même, qu’il doit s’occuper de la mise en pages, de la couverture, de la promotion, de l’organisation de dédicaces, de présences en salons et festivals, sans oublier la revente éventuelle de droits. Les chances de succès sont bien évidemment limitées, mais le sont-elles moins en voyant son titre figurer dans le catalogue d’une maison d’édition ? Rien n’est moins sûr. 

Mes propos sont durs et quand certains libraires pleurent en rejetant la faute sur le géant de Seattle, je me dis qu’ils ont loupé le coche, car ce sont eux les mieux placés pour aider les auteurs auto-publiés. Les éditeurs traditionnels passent aussi à côté d’occasions... Bien sûr, il existe encore des éditeurs et des libraires passionnés qui font un boulot exceptionnel, mais j’ai l’impression que certains renoncent, épuisés, quand d’autres finissent par rejoindre les mastodontes pour enfin couler des jours plus sereins.

L’idéal serait peut-être de revenir au circuit court, à l’instar de l’agriculture qui voit le producteur écouler de plus en plus ses fruits et légumes directement auprès du consommateur. Aujourd’hui, l’auteur a presque peur de franchir les portes d’une librairie. Neuf fois sur dix, il en ressort désappointé.

Amazon a eu du génie en se substituant au libraire, à l’éditeur, à l’imprimeur, au transporteur et au banquier. On peut fustiger cette multinationale — à raison —, force est de reconnaître que leur pouvoir de séduction est de plus en plus important. L’auteur peut contrôler ses ventes en temps réel, faire imprimer des ouvrages à prix coûtant, tout en n’étant pas obligé de patienter des plombes pour obtenir satisfaction.

Voilà, le dernier épisode de “Manuscrit Story” s’achèvera sur une note positive, car Le premier volume de la série DYSTOPIA, intitulé “Le Polygone” est en vente sur Amazon.



 
Cette contre-utopie — ou dystopie — dénonce les dérives de notre société de consommation, et les immenses défis qu’il nous faut absolument prendre à bras le corps, sous peine de connaître la réalité décrite dans ce roman...

Bonne lecture et d’avance, mille mercis pour votre soutien...
 
Marc Varence



Commentaires
Bravo pour ce reportage. Je pense que la note de fin est globalement positive. Le livre sort et il va pouvoir être lu, apprécié ou non, mais il va trouver son public d'une manière ou d'une autre.



J'ai noté qu'il n'était pas disponible en version numérique, ce que je trouve dommage - cela pourrait favoriser les achats impulsifs. Par contre, bravo pour le petit prix et les illustrations réalisées avec goût grin



Enfin, n'oubliez pas que vous pouvez faire la promotion de votre livre via des publicités (les auteurs américains sont spécialisés sur ce sujet, donc je vous laisse fouiller sur le forum US) et qu'il y a beaucoup d'auteurs qui ont commencé sur Amazon avant de se retrouver chez un grand éditeur.



On peut même penser que "Manuscrit story" ne fait que commencer wink
Bien d'accord que l'absence de version numérique, c'est dommage. (En plus c'est vraiment pas dur à faire, et à bien faire.) Tant qu'à profiter d'Amazon, autant en profiter jusqu'au bout (et ceux qui n'ont plus de place pour ranger les bouquins seraient ravis).
Si si, la version numérique est en ligne, au prix de 2,99 € !!!
Tiens, encore un qui n'est pas au courant qu'il y a d'autres plateformes qu'Amazon... (Ou qui fait comme si elles n'existaient pas.)



Ensuite, à part Bragelonne et Mnemos, pour de la dystopie, il eût fallu aller voir chez d'autres éditeurs des littératures de l'Imaginaire. Il n'en manque pas, même s'ils sont submergés de manuscrits et que le délai de réponse peut être de l'ordre du siècle. (Au fait, pour Bragelonne, vu la proportion de traductions publiées et la très maigre part de francophones, ben, disons, faut pas rêver, quoi...) En tout cas, proposer une dystopie à des éditeurs qui n'en publient pas, on se demandera si c'était une bonne idée.
Hahaha... Oui, je suis au courant. Il y a aussi d'autres moteurs de recherche que Google... et, oh, bizarre, quel est le premier réflexe de la grande majorité des gens ?



Pour la recherche d'éditeurs, j'ai ciblé les grosses maisons capables d'avoir une grande diffusion, ce qui n'est malheureusement pas le cas des plus petites structures... dont celles qui publient des dystopies...
J'ai parfois la taquinerie mesquine. Le réflexe, bon, il est un peu pavlovien. On a quand même été bien dressés. En conséquence, on ne peut plus (sauf à souffrir de masochisme exacerbé) se passer d'Amazon quand on opte pour l'autoédition, mais on peut toujours choisir une plateforme qui vend chez eux mais pas que (sauf qu'on y gagnera deux fois moins puisqu'on aura décliné l'offre généreuse liée à l'exclusivité). Et certaines permettent d'être facilement (c'est vite dit, faut convaincre les tenanciers) de se retrouver en librairie, alors que la machine à Bezos est prévue pour rester en circuit fermé. Bon, bref.



Il y a de toute façon un souci (oh, léger...) avec l'Imaginaire en général, c'est que si on cherche une large diffusion on risque fort de voir ses espoirs éditoriaux se réduire comme peau de chagrin. Et de toute façon si on fait chavirer un comité de lecture on se récoltera quand même du 8 ou 10% (là je rêve) de droits d'auteurs, donc mieux vaut se décarcasser seul dans son coin (et travailler plus pour gagner plus, comme dirait l'autre). Comme de plus le marché de la dystopie n'est pas forcément très florissant... (Pire, on peut tenter de refourguer du recueil de nouvelles SFFF aux maisons spécialisées dans ces genres obscurs : bizarrement les éditeurs appellent tout de suite un exorciste, je n'ai pas encore trop compris pourquoi.)



Reste que, en définitive et pour être raisonnable, désormais si on veut être auteur mieux vaut se retrousser les manches et ne pas perdre son temps en démarches vaines auprès de gens qui bien trop souvent ne servent plus à rien. Si Amazon a gagné, c'est quand même aussi grâce à eux. Et puis, c'est fou le nombre de gens qui s'en sortent (mieux) en se passant d'éditeur, désormais... tandis que la digne profession s'acharne à vouloir sombrer avec la même grâce que le Titanic.
Belle analyse M. Heckers. Je vous rejoins à 100%.
J'ai du mal à être d'accord avec tout ça... je ne sais pas si M. Varence sait ce que c'est que la librairie et comment ça fonctionne. On n'est pas bien mieux placés que les auteurs, ont dépend tout autant des éditeurs et surtout de leurs diffuseurs et représentants. Quand on est une petite librairie indépendante, on n'est parfois même pas visités par les représ. Et qu'on soit une grosse ou une petite librairie, on doit faire avec les offices sauvages envoyés par les diffuseurs, des conditions de retours pas toujours roses, les achats fermes... Pour ce qui est de l'auto-publication, il faut aussi penser que, là où M. Varence parle de "ressortir désappointé 9 fois sur 10", le libraire est aussi confronté 9 fois sur 10 à des ouvrages mal réalisés, que ce soit sur la maquette, la couv, la correction ou l'écriture pure et simple. Il ne faut pas oublier que tous les corps de métiers qui travaillent à la publication d'un livre sont des professionnels dans leurs domaines et ce n'est pas pour rien. Après, je ne dis pas qu'on ne peut pas faire de la qualité seul, ça s'est déjà vu, ça se voit encore, je dis juste qu'il faut prendre des pincettes et ne pas croire que tous les ouvrages auto-publiés sont des chefs-d’œuvre. Il y en a, mais ce n'est certainement pas la majorité.

C'est meilleur pour l'égo de l'auteur qui n'est jamais remis en question par personne, mais ça souffre du manque de vision extérieure, bien souvent. C'est toujours important je pense d'avoir plusieurs regards, et au grand minimum, il faut avoir de l'aide de ses proches par exemple, ou d'une communauté sur internet qui pourrait apporter ses idées et ses points de vue.

Donc, si on prend en compte, la période de surproduction dans laquelle nous sommes déjà actuellement, et donc les libraires qui sont déjà inondés de nouveautés parfois quotidiennement, qui peinent déjà à trouver la place pour satisfaire tout le monde, il faut aussi qu'ils trouvent la place de prendre des ouvrages en dépôt, ils ne peuvent bien évidemment pas accepter tout et n'importe quoi. Les temps sont durs pour les libraires comme pour les auteurs, le vrai problème, c'est bien le manque de solidarité entre Tous les maillons de la chaîne, à mon sens. Laissez en un en arrière et tous les autres finiront par tomber avec. L'auto-édition est importante, mais quitte à en passer par là, il y a toujours moyen d'éviter Amazon, qui finira juste par détruire auteurs, éditeurs et libraires au bout du compte.
Bonjour M. Dako,



Oh je connais très bien les rouages du monde du livre. J'ai été libraire, attaché de presse, journaliste, diffuseur-distributeur, représentant aux éditions de la Différence en 2011-2012... et je suis aussi un passionné d'écriture.



Il existe un rapport de force quelque peu malsain entre le libraire indépendant les principales structures de diffusion (notamment celles dont la première lettre est H et l'autre I).



Moins on lit, plus on publie, de quoi noyer le libraire et l'empêcher de bien faire son job...



C'est pourquoi, je verrais d'un bon oeil un rapprochement des auteurs et des libraires. Avez-vous oublié qui étaient les premiers éditeurs ? Des libraires pardi !



Je vous conseille aussi de relire les Manuscrit Story. Je parle de l'ego des auteurs et autres artistes. Et ce "Polygone" a été transmis à une association de lecteurs (CLéA) qui m'a remis un paquet de remarques... qui m'ont permis d'avancer...
Mlle*



Oui les premiers éditeurs étaient libraires également, et imprimeurs aussi bien souvent, et parfois même auteurs. Mais les temps ont changé et l'économie actuelle fait qu'on cherche encore et toujours à faire encore et toujours plus d'argent et ce système n'a aucune chance de revenir, pas en tant que majorité en tout cas.



Encore une fois, je ne voulais pas mettre tout le monde dans le même panier, je ne juge pas votre ouvrage puisque je ne l'ai pas lu, je parlais de ma propre expérience en tant que libraire, de ce que j'ai pu voir passer en dépôt qui bien souvent n'était pas à la hauteur.

N'ayant pas lu les autres Manuscrit Story je ne me basais que sur ce dernier article.



Mais comme je disais, il faudrait que tous les acteurs du monde du livre apprennent à réellement travailler ensemble pour que les choses changent. Or, tout cela me semble malheureusement utopique. Je ne m'en réjouis pas, je ne suis pas sur le bon maillon non plus en tant que libraire et je déplore la façon dont les auteurs sont traités, mais j'ai du mal à être optimiste, j'ai le sentiment qu'il faudrait un réel ultimatum, un cataclysme du monde du livre si on veut changer les choses et repartir sur des bases nouvelles, et ça me semble peu probable...
Quand vous dites que les libraires "sont eux les mieux placés pour aider les auteurs auto-publiés", je souris.



Théoriquement oui, car on peut se dire que prendre 10 ex. en dépôt d'un livre autopublié ne coûte rien au libraire. Mais la réalité prends hélas le relais :

- Il faut du temps pour rencontrer l'auteur et qu'il vous convainc de l'intérêt littéraire et commercial (le bas blesse souvent sur ce point) de son livre. Et la marche à franchir pour l'auteur est assez haute car il y a une sorte de confiance naturelle du libraire envers l'édition classique et, par la même, une défiance primaire (a tort ou a raison) envers la qualité d'un ouvrage autopublié.

Et puis il faut du temps aussi pour lire le livre, malgré l'arrivée constante de nouveauté.



- Il faut trouver de la place sur les tables ce qui n'est pas simples avec la suproduction éditoriale.

Il suffirait de prendre moins de livres inintéressant aux gros me direz vous. Oui, c'est vrai, mais ces gros, diffuseurs/distributeurs, sont ceux qui ont la main sur le cordon de la bourse en attribuant les remises commerciales aux libraires. Perdez 1 ou 2 point chez Hachette ou Sodis, votre chiffre d'affaire en pâtira. La triste réalité économique prend ici le pas.



Alors oui la librairie n'est pas qu'affaire d'argent, même s'il s'agit d'un commerce, et je crois qu'il est du rôle du libraire que d'accompagner les auteurs. Mais l'économie de la chaîne du livre à verrouillé le game et les pratiques d'achats en ligne on renforcés la crispation des librairies qui prennent moins de risques.



Ainsi, chacun regarde et tente défendre ses propres intérêts. Mais ce qui est sur, c'est qu'à la fin, c'est souvent Amazon qui gagne.
Si vous voulez être lu par un Comité de lecture, déposez votre livre sur notre site : https://www.leseditionsdunet.com/steps.php. Mais je ne garantie pas son verdict.

Sinon vous devriez le présenter à la Journée du Manuscrit Francophone : http://www.lajourneedumanuscrit.com/Depot-des-manuscrits-et-maquettes-a-telecharger. Là il sera jugé par un jury d'écrivains.

Il se trouve que le Grand Prix du Jury 2017 était une dystopie : https://www.leseditionsdunet.com/roman/5766-au-dela-du-miroir-iman-eyitayo-9782411000497.html.

Tout commence pour votre livre alors ne baissez pas les bras.
J'ai un instant eu quelque crainte, que les Editions du Net ne soient plus une plateforme d'autoédition particulièrement gourmande quand on modifie un livre ou qu'on veut aller voir ailleurs ce qui se passe, et puis je suis allé vérifier. Bon, vous n'êtes toujours pas éditeurs semblerait-il , alors à quoi il vous sert le comité de lecture? A répondre positivement aux soumissions en moins de deux semaines?



https://www.leseditionsdunet.com/content/27-editeur-de-livre



Vous nous prenez vraiment pour des poires...
Par contre ceux qui veulent nous faire croire qu'Amazon oeuvre pour le bienfait des auteurs et de l'édition nous prennent VRAIMENT pour des jambons!
Je n'ai entendu personne dire cela. Je ne crois pas que les auteurs qui publient sur Amazon se bercent d'illusions quant à sa bienveillance supposée à leur égard.
Bonjour Paul, Je partage votre opinion... disons à 80%. Le libraire passe ses commandes auprès des nombreux représentants sur base d'un pitch de moins de 30 secondes. Le libraire étant un être humain (hé oui ! wink), il lit à la vitesse... d'un être humain. Et donc, il n'a pas lu 1% son stock... Pour avoir été libraire, on sait tous qu'il n'est pas utile de lire les Levy, Musso et Cie, car ils se vendront sans effort. La connaissance d'un pitch suffit. Pourquoi devrait-il lire les livres des auteurs auto-publiés ? Non, par contre, leur donner quelques conseils (qualité de la couverture et de la 4ème), format, collection, etc. c'est possible. Le libraire indépendant croule sous les paperasses à l'aller comme au retour, il se fout le dos en l'air, déballe, présente comme il peut, emballe et dépoussière. Avec environ 250 nouveautés par jour, il y a de quoi péter un câble. Quant aux gains, les libraires pourraient s'y retrouver avec les auteurs auto-publiés. Mon livre coûte 14,90 €. Si je vais faire une dédicace, j'apporte mon stock, réalise la promotion de l'événement, encaisse et reverse directement une remise de 40% au libraire. Le tout officiellement, car j'ai un n° d'entreprise. A réfléchir non ?
Pas un mot sur "Edilivre" qui est français, avec 18.000 auteurs dit-on. Pourquoi ?
Pas plus pour BOD, Bookelis, Kobo, Librinova, Iggybook, Lulu, The... ou Publishroom (là, pour ceux qu'on de l'argent dont ils ne savent plus quoi faire. D'accord Edilivre se présente comme un éditeur, quand les autres sont des prestataires (plus ou moins honorables), mais avec ce genre de contrat et un délai de réponse de deux semaines, si on est un tantinet sérieux on évitera de leur faire confiance. (Au moins, le cas échéant, pour ne pas faire ricaner un éditeur pur et dur qui, entre deux gloussements, s'empressera de vous signifier qu'être passé par une maison comme ça ferme les portes de la sienne à lui.) Heureusement, si Edilivre est dans la lignée des "éditions" Le Manuscrit, c'est dans la catégorie "moins pire"...
Merci pour la réponse de JC HECKERS. Cependant, en parcourant le catalogue d'Edilivre, vous trouverez quelques "pros", des anciens journalistes, qui leur ont confié des manuscrits .Il n'y a pas que des "rossignols" Pour la qualité de la couverture , de l'impression peut être ? Ou le fait qu'ils soient adhérents au SNE ?
Je vois que M. Heckers en connait un rayon. Edilivre est un imprimeur à la demande qui, en greffant un statut d'éditeur à son activité, attire en effet bon nombre d'auteurs. Cette structure émane d'ailleurs de "editeur indépendant". La quasi-totalité de ses clients sont... les auteurs eux-mêmes. Un peu comme "Chloé des Lys" en Belgique. Mais en rédigeant les "Manuscrit Story", j'ai voulu réaliser le parcours rêvé par tout candidat à la publication. Autrement dit, si l'on demande à un auteur de choisir entre Albin Michel et Edilivre, il y a 99,9999999999 % chances qu'il réponde "Albin Michel". J'ai croisé un jour une auteure qui prétendait avoir quitté d'elle-même Flammarion pour se faire publier dans une structure analogue à celle d'Edilivre. C'était lors d'un salon et, je dois avouer avoir mis les pieds dans le plat en éclatant de rire.
Pourquoi on parle jamais de talent ici ?
Quel rapport ? Si l'on ne publiait QUE des auteurs talentueux, il y aurait moins de piles dans les librairies... grin
Il y a en effet bien trop de livres publiés et de qualité "moyenne", d'après moi, c'est le problème n°1.

Si mon manuscrit était de qualité médiocre, je ne verrai pas d'inconvénient à ce qu'il ne vienne pas encombrer l'étal des librairies.
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