Margaret Atwood confie un livre à la Future Library, publié en 2114

Julien Helmlinger - 10.09.2014

Edition - Bibliothèques - Margaret Atwood - Oeuvre inédite - Projet artistique


Dans le cadre de l'étonnant projet Future Library, impulsé par l'artiste écossaise Katie Paterson en partenariat avec la capitale norvégienne Oslo, l'auteure Margaret Atwood est la première plume contributrice. L'écrivaine canadienne a accepté de concocter une œuvre littéraire qui n'est destinée à paraître qu'en 2114. Car le rendez-vous est fixé dans un siècle, et pas avant, pour ceux qui voudront découvrir la « bibliothèque du futur ».

 

 

Et un premier livre de planté (via Facebook)

 

 

Future Library est un concept artistique audacieux dans sa dimension temporelle, mais également écologique. Car il est question d'héritage à léguer aux générations futures. En Norvège, dans la région d'Oslo, un millier d'arbres a été planté en amont de sa concrétisation. En parallèle, il s'agira de produire une collection de livres imprimés, une bibliothèque. Elle comprendra cent titres rédigés par autant d'auteurs, un par an au cours du siècle à venir, et qui resteront inédits jusqu'à leur publication en 2114.

 

En attendant leur parution officielle, les ouvrages ainsi réalisés au cours du siècle seront stockés dans une salle spécialement aménagée au sein de la bibliothèque publique Deichmanske, à Oslo. Le plancher sera recouvert du bois récemment planté, et la salle abritera pour le siècle prochain une presse à imprimer, future pièce de musée, à une époque où le livre papier aura peut-être disparu. 

 

On ne peut en tout cas que difficilement imaginer être nombreux aujourd'hui parmi ceux qui auront l'opportunité de découvrir cette centaine d'œuvres une fois publiée. Mais l'héritage laissé par la Future Library permettra aux lecteurs du futur d'apprécier l'évolution du style au fil des années, à travers les livres qui seront produits. « La "Future Library" est un projet artistique vivant, organique, qui respire et se développera pendant un siècle », explique Paterson.

 

Margaret Atwood n'a pas dévoilé le thème de sa contribution. Elle explique cependant qu'elle a pensé à tout, et pris soin d'acheter du papier spécialement résistant aux ravages du temps.