Margaret Atwood fait exploser les compteurs d'une pétition

Clément Solym - 25.07.2011

Edition - Bibliothèques - bibliothèque - petition - sauver


Fan de Twitter, et grande utilisatrice, Margaret Atwood, la romancière canadienne, vient de mobiliser quelques-uns de ses 225.300 et quelques followers pour une noble cause. Mais l'enfer est pavé de bonnes intentions...

Dans un message retwitté par ses soins, on peut lire : « Les bibliothèques de Toronto sont menacées de privatisation. Dites au conseil de les garder publiques. » Et de pointer vers un site d'hébergement de pétition en ligne.

Le sujet est grave, puisque cette privatisation vise également la réduction des différents services, la fermeture d'établissements, pour épargner 13,3 millions $ CA. Un mouvement que l'on retrouve un peu partout, appuyé par un cabinet d'audit, la société KPMG, qui proposait ce type de solution pour réduire les dépenses publiques.

Pour l'année 2012, Toronto doit en effet faire face à un déficit de 774 millions $ CA. Et parmi les diverses mesures d'économies possibles, on retrouvait en première ligne les programmes de santé pour les enfants de foyers à faibles revenus, ou encore la prévention du sida, et d'autres.

Selon le rapport de KPMG, les économies effectuées avec la fermeture de certains établissements pourraient se monter à 13,3 millions $.

Pour les bibliothèques, ce système de privatisation sauvage fait rage aux États-Unis, où l'option est devenue de plus en plus actionnée par les autorités, pour arriver à sauvegarder une partie du budget des villes.

En Angleterre, une série de plaintes a réussi à faire en sorte que les fermetures d'établissements soient passées devant le tribunal, qui devra décider si oui, ou non, les procédures se sont déroulées en conformité avec la législation et les impératifs auxquels les Conseils sont tenus. (notre actualitté)

Donc Margaret s'implique dans la défense des bibliothèques, et voilà qu'elle retwitte le message... Et fait littéralement exploser le site qui hébergeait ladite pétition. De quoi faire sourire, mais assez pour sensibiliser la population ?