Marie Darrieussecq signe un Rapport de police accablant

Clément Solym - 10.01.2010

Edition - Société - rapport - de - police


Par deux fois déjà Marie Darrieussecq a dû faire face à des accusations de plagiat. La première, c’était en 1998, à la sortie de son livre intitulé Naissance de fantômes. Marie NDiaye l’accusait de s’être fortement inspirée de ses deux romans Un temps de saison et La sorcière, parus quelques années seulement auparavant.

En 2007, c’est Camille Laurens qui décide de remettre le couvert à la parution de Tom est mort. Elle accuse alors Marie Darrieussecq d’avoir commis un « plagiat psychique »… En d’autres termes, Camille Laurens avait signé un livre intitulé Philippe pour raconter sa douleur d’avoir perdu un enfant. Marie Darrieussecq aurait repris le thème, mais sous des dehors fictionnels.

Pour tenter de se sortir de ses attaques à répétition, Marie Darrieussecq a choisi de revenir sur un terrain qu’elle maîtrise mieux que ses adversaires : la recherche universitaire et les connaissances psychanalitiques. Sortant de tout romanesque, elle livre ainsi un essai nommé Rapport de police. Même si elle s’exprime, tout au long de ce texte, à la première personne, elle poursuit toujours l’ambition de proposer des thèses objectives sur la question du plagiat en littérature.

Pour mieux comprendre les intentions de Marie Darrieussecq, Les Inrocks sont allés à sa rencontre de celle qui publie Rapport de police aux éditions POL (319 pages, 19,50 €). Je vous propose d’aller découvrir cet entretien sur les pages de nos confrères.