Mario ou Zelada, muses de Salman Rusdhie

Clément Solym - 11.10.2010

Edition - Société - rushdie - litterature - jeunesse


Ah, Salman... le plus naturalisé anglais des écrivains indiens, qui une fois de plus sait comment se faire remarquer, repérer et qui sait, peut-être encore aimer !

Surtout parce que pour son dernier livre, Luka and the Fire of Life, écrit en cadeau d'anniversaire pour les 13 ans de son fils, la source d'inspiration, ce sont... les jeux vidéo. Si fait.

Publié vendredi dernier, et disponible outre-Atlantique dans les bonnes librairies et outre-Manche itou, le livre reprend une forme assez classique de l'aventure vidéoludique, explique-t-il. En outre, « les jeux vidéo sont assez souvent basés sur un format de quête classique. Cela correspond bien à une fable. Le livre raconte la valeur de la vie et dans les jeux vidéo, on peut avoir des milliers de vies. J'ai donc comparé ces deux mondes », ajoute-t-il.


Si l'expérimentation l'a poussé à jouer avec son fils, que l'on se rassure, ce n'est pas demain qu'il mettra des combos en conférence de presse, avec enchaînement coup de pied, uppercut, corde à linge, etc. Son fils lui colle de toute manière des roustes lorsqu'ils jouent ensemble, et le sale caractère du papa le rend assez mauvais perdant.

Si la rédaction d'un livre pour enfant lui a plu, il ne se voit pour autant pas consacrer exclusivement sa plume à cette littérature. D'autant que depuis les premiers temps de cette rédaction, les choses ont bien changé pour lui : fin de la fatwa, de la peur et de la fuite loin du pouvoir islamiste.

De toute manière, aujourd'hui, c'est dans la rédaction de ses mémoires qu'il verse. Il en a écrit un bon quart... et ne désespère pas de finir bientôt...