Marre de payer à traquer les pirates au bénéfice des ayants droit

Clément Solym - 15.09.2010

Edition - Justice - hadopi - angleterre - fai


Le piratage... voilà bien longtemps que le thème n'avait pas eu voix au chapitre dans nos colonnes. Mais si les éditeurs se méfient toujours autant, les ayants droit eux, auraient plutôt tendance à se lasser.

En juin 2009, Hachette US annonce la signature d'un contrat avec Attributor, pour la surveillance des réseaux, et s'assurer que leurs livres numériques ne se promènent pas insidieusement sur les BitTorrent et autres eMule.


Un an plus tard, il serait intéressant de savoir ce que la société a pu apporter comme résultats... Parce qu'en Angleterre, les coûts engendrés par la lutte contre la contrefaçon sont élevés. Dans le cadre de la mise en place d'une sorte d'Hadopi anglicisée, il a été décidé que l'industrie musicale et cinématographique prendrait en charge les trois quarts du prix, les fournisseurs d'accès au net assumant la dernière partie, dans la lutte onéreuse contre les pirates.

Payer pour surfer, payer pour surveiller

Si la législation reste particulièrement controversée, les FAI n'en restent pas moins déçus qu'on les contraigne ainsi à pourchasser leurs propres clients. Une situation à marcher sur la tête, bien évidemment. Or, quand on parle de facturation, c'est celle des lettres qui seront envoyées aux personnes suspectées de piratage, dont on parle. Heureusement, le consommateur désireux de faire appel du courrier qui lui aura été envoyé ne sera pas facturé.

Une législation que les députés continuent de trouver trop lourde et trop complexe - surtout au regard des différentes mesures applicables, comme le ralentissement des débits de connexion ou la coupure temporaire. En face, les opposants à ce projet continuent de clamer combien il est vain de vouloir lutter contre le partage de fichiers en ligne - sans même parler des innocents qui seront inculpés pour rien.

Sauver l'industrie de la création

Reste que le gouvernement campe sur ses positions, arguant que cette lutte devrait permettre de générer quelque 200 millions £ de recettes à l'industrie de la création. Et que la protection de ces secteurs était une fin qui justifie les moyens employés. Selon une étude réalisée par le cabinet TERA, les pertes seraient évaluées à 1,2 milliard £ pour la seule année 2008, du fait du piratage.

Mais les FAI ne l'entendent pas de cette oreille. Pourquoi leur faire payer quoi que ce soit ? Il revient aux ayants droit de prendre en charge les coûts de cette lutte. Après tout, ce sont leurs oeuvres, et le secrétaire général de l'Internet Service Providers Association, Nicholas Lansman, continue d'affirmer qu'il est scandaleux de taxer les fournisseurs pour faire valoir les droits des acteurs de la musique ou du cinéma.

Inextricable...

Mais peut-on leur donner tort ?



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