Martha Grimes se venge de son ancien agent dans son dernier roman

Antoine Oury - 09.01.2014

Edition - Justice - Martha Grimes - auteure - agent


L'auteure de romans policiers Martha Grimes avait été mêlée à une sombre histoire de droits et de contrats, lorsqu'en 2010, son ancien agent Peter Lampack avait revendiqué des droits sur la dernière oeuvre de l'auteure, quand bien même celle-ci ne faisait plus appel à ses services depuis 2007. À l'époque, la Cour suprême de New York avait statué en faveur de l'auteure, qui utilise aujourd'hui cette expérience dans son nouveau roman, The Way of All Fish.

 


 

 

 L'auteure a dégainé, car, après tout, le coup de son ancien agent était pendable : en 2005, Lampack signe une clause d'exclusivité au profit de Penguin, pour le prochain roman que Martha Grimes bouclera. C'est seulement en 2009, alors que Grimes s'est séparée de lui et de ses services, que Lampack tente de faire valoir cette clause d'exclusivité, et la rémunération qui lui est attachée.

 

L'éditeur refuse, l'auteure également, et Lampack convoque tout le monde au tribunal. Un feuilleton judiciaire qui se terminera devant la Cour suprême de New York, qui déboute l'agent au profit de l'auteure.

 

« Je suis sûre qu'il y a de bons agents littéraires », explique aujourd'hui Martha Grimes, « Je ne sais juste pas où les trouver. » Désormais, l'auteure fait confiance à son avocat pour se charger des procédures éditoriales, et pour la défense de ses droits... 

 

Dans son dernier roman The Way of All Fish, Grimes utilise au profit de sa fiction sa propre situation : deux tueurs à gages tirent une balle à travers l'aquarium d'un restaurant de Manhattan, dirigée vers... un agent littéraire manipulateur, L. Bass Hess. Tout l'ouvrage parodie de manière ouverte le milieu de l'édition, par ailleurs : « Je ne connais pas assez de choses sur l'édition pour en faire un livre », explique-t-elle. « Mais j'en sais assez pour m'en moquer. »

 

(via Kirkus Reviews)