Mauvais résultats pour Barnes & Noble, qui se lance dans la restauration

Cécile Mazin - 24.06.2016

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La chaîne de librairie américaine Barnes & Noble a présenté les résultats de son exercice fiscal 2016, clos au 30 avril, avec un recul des ventes de 3,1 %. Le dernier trimestre avait déjà affiché un recul de 3,7 %, avec une perte de 30,6 millions $ pour le quatrième trimestre. Les investisseurs peuvent commencer à se poser des questions. 

 

Le concept de restaurant Barnes & Noble

 

 

Pour la faire rapide : ventes totales en recul de 1,9 %, et des pertes nettes de 24,4 millions $ pour l’année – douloureux d’autant plus que l’entreprise avait, l’année passée, annoncé un bénéfice de 36,6 millions $. La bascule est ainsi de 60 millions $... 

 

Les revenus sont de 4,16 milliards $, contre 4,30 milliards $ une année plus tôt. Les ventes en magasin ont cependant été stables – une partie du problème... – et, ô surprise, les ventes de produits Nook ont connu une hausse de 0,4 %, légèrement moins que ce qui était attendu : 1 %.

 

En dépit de ces mauvais résultats, B&N a tenu à montrer que l’avenir serait radieux : désormais, un concept de restauration va être aménagé à l’intérieur de la chaîne. Ce groupe de restaurants s’ouvrira dans un premier temps sous la forme de quatre magasins concepts, qui serviront également de test. 

 

Repas, boissons, mais également vin et bière seront proposés aux clients. Une sorte de snack-bar, pour doubler les librairies de l’enseigne... Les ouvertures débuteront au mois d’octobre, avec une première inauguration à Eastchester, dans l’État de New York, précise l’enseigne. Les prochains seront ouverts dans le Minnesota, en Californie, puis en Viriginie. 

 

Le concept de restaurant

 

 

L’objectif clairement affiché est d’attirer des clients – on dirait plutôt d’appâter des badauds, qui, par l’odeur alléchés, pourraient bien tomber dans la librairie pour quelques emplettes. Le développement de ces offres, déjà engagées avec les cafés et autres donuts commercialisés, apporterait une bouffée d’oxygène. 

 

Jaime Carey, président du développement le redit simplement : « Nous voulions créer une meilleure librairie. Nous avons déjà un café, aussi nous nous sommes dit que nous aurions un meilleur retour en proposant franchement de la nourriture. »

 

Ron Boire, CEO de Barnes & Noble, confirme : « Alors que nous nous projetons vers l’exercice 2017 et au-delà, nous nous concentrons sur la concrétisation d’un certain nombre d’initiatives visant à développer la librairie et la vente en ligne. [...] Nous croyons que nos initiatives de marketing, commercialisation et fidélisation conduiront à une fréquentation accrue et une conversion dans nos magasins. »

 

Prochaine étape, l’épicerie fine ?