Mauvaise passe médiatique pour le groupe Planeta

Clément Solym - 12.12.2012

Edition - International - groupe Planeta - José Manuel Lara - impairs médiatiques


L'Association Enraizados, catholique, et très impliquée dans la vie publique, vient de recueillir plus de 5000 signatures à la pétition qu'elle a lancée contre le groupe d'édition Planeta, accusé d'avoir insulté les croyants du pays. Sur une chaîne détenue par le groupe, l'émission El Hormiguero, aurait insulté les catholiques...

 

L'invité, Leo Bassi, s'est retrouvé devant le présentateur, Pablo Motos. Et la situation a mal tourné, puisque l'invité a présenté son projet, Le Paticano, véritable site parodique attaquant l'église. Et les croyants l'ont très mal vécu, réclamant des excuses au plus tôt. 

 

Un autre problème qui s'ajoute à la liste de ceux que le PDG du groupe, José Manuel Lara, peut rencontrer. Ce dernier est mis en péril par un journaliste espagnol qui dénonce une situation d'oligopole, un manque de transparence des sociétés gérant l'énergie, une complicité farouche avec les politiciens, et des avantages divers et variés. Des géants de l'industrie qui profitent de leurs relations abusivement, et « engraissent un certain nombre de journalistes pour défendre, de leur plume, leurs intérêts », assurait le journaliste, Jordi Evole. 

 

 

 

 

Or, c'est non seulement sur une chaîne du groupe Planeta que l'émission a été diffusée, mais également celle où a eu lieu l'impair vis-à-vis des catholiques. 

 

Voilà quinze jours, Evole avait présenté une émission détaillant les enjeux énergétiques des grandes firmes, et les arrangements entre grands patrons, dont Manuel Lara fait partie. Plus de 75.000 signatures à la pétition mise en place immédiatement, pour soutenir le journaliste, ont assuré ce dernier d'un enthousiasme passionné, et surtout, permis d'empêcher que le programme ne soit annulé. 

 

Et ce dernier bat la campagne, après avoir lancé une opération de communication sur internet particulièrement virulente, slogans tapageurs à l'appui. « Pour la première fois, un journaliste a osé dénoncer ce que nous savons tous d'expérience », assure le battage médiatique. Et de promettre une émission dimanche, Salvados, qui va tout dévoiler - et aurait reçu le soutien de la chaîne Antena 3, pour sa diffusion. 

 

Dans l'émission, le journaliste pointait les tarifs pratiqués par les sociétés qui s'occupent de l'énergie et de sa diffusion en Espagne, mais également l'impact que ces pratiques peuvent avoir sur les consommateurs, et le prix qu'ils payent. Sauf que le reportage ne comporte pas d'entretien avec l'UNESA, la société en charge de l'énergie. Et José Manuel Lara s'est retrouvé saisi par la firme, avec une plainte à la clef...