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Max Mosley président de la FIA défendu par Vargas Llosa

Clément Solym - 21.04.2008

Edition - Société - Max - Mosley - sexualité


Ils ne sont pas nombreux actuellement à prendre la défense du président de la Fédération internationale de l'automobile, dont les ébats sexuels plus originaux ont été rendus publics dernièrement. Pour rappel, des photos et des vidéos montrant des séances sado-masos ont défrayé la chronique des scandales.

Mais Vagas Llosa ne l'entend pas de cette oreille. « Je n'ai pas vu la vidéo, mais je peux la décrire, tant elle a fait le tour des médias [...] Je sais juste qu'elle ne mérite pas d'avoir de spéctateurs », dit-il. Pour lui, Mosley est dans son droit, et a « tout à fait raison » de revendiquer sa liberté sexuelle et son attitude, quand certains coureurs automobiles affirment qu'il a jeté un discrédit sur la profession. Max Mosley avait en effet riposté en déclarant que sa sexualité, pour « excentrique » qu'elle soit, ne concernait que lui.

Dans une tribune de El pais, Vargas s'explique : « La vie sexuelle des personnes [...] ne devrait pas avoir d'autre limite que celle fixée par les lois pour défendre les citoyens contre les mauvais traitements et la violence. » Et d'enfoncer d'autres portes ouvertes que les journalistes ayant révélé cette affaire ont dû considérer comme négligeables : « Les couples, les individus ou les groupes d'un commun accord ne concernent qu'eux-mêmes. »

Tout partit en effet de l'hebdo britannique News of the World, qui depuis le 30 mars a lancé sur Max Mosley une campagne tenant plus de l'humiliation que de l'information. Vargas voit cette attitude comme « véritablement répugnante ». Le sort du président sera discuté lors d'une assemblée extraordinaire le 3 juin prochain.