Mediapart entame une collaboration littéraire avec En attendant Nadeau

Orianne Vialo - 23.08.2016

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Le journal indépendant Mediapart, et le journal littéraire En attendant Nadeau entament un partenariat qui leur « permettra d’être plus présents sur la littérature française et étrangère ». La collaboration prendre effet ce samedi 27 août, avec la publication d’un article d’En attendant Nadeau, un weekend sur deux. 

 

Interface du site internet En attendant Nadeau

 

 

Ensemble, les deux titres envisagent « d’être plus présents sur la littérature française et étrangère, fiction et essais » et de « donner une large place à la littérature comme aux débats d’idées » est-il précisé sur le site de Mediapart. Mediapart avait déjà amorcé sa transition plus « littéraire » au début de l’été, lorsqu’ils ont commencé à proposer des articles plus axés sur la littérature. 

 

En effet, à l’heure où certains médias aiment tant vanter les littérateurs d’Académie (cf.la promotion en six épisodes de Jean d’Ormesson dans Le Monde ce mois d’août), nous préférons partir à la découverte et sortir au grand air. Maurice Nadeau fut l’un des grands éclaireurs de la littérature du XXè siècle.

Et l’équipe qui l’a entouré poursuit avec expertise et générosité cette œuvre. «Lire, c'est alors errer, se laisser déborder ou égarer, s'informer et rêver à des ailleurs. Ce que nous souhaitons à la communauté idéale de ceux qui nous suivent», écrivait Pierre Pachet dans un récent éditorial.

 

 

En attendant Nadeau est le journal en ligne créé par les ex-collaborateurs et l’ancienne direction éditoriale du journal La Quinzaine Littéraire, devenu la Nouvelle Quinzaine Littéraire en 2013. Le changement de nom s’est opéré après le rachat du titre — créé en 1966 par Maurice Nadeau —, par Patricia De Pas, qui en devenait l’actionnaire majoritaire et qui avait alors imposé une restructuration de la revue.

 

La diffusion d’En attendant Nadeau est totalement gratuite, mais uniquement en ligne. « Nous sommes conscients des réalités de ce monde, et pour nos lecteurs traditionnels qui ne sont pas tous férus d’informatique, nous mettrons à disposition une version PDF qui permettra une impression facilitée », précise Hugo Pradelle.

 

« Dans un premier temps, ce qui nous importait était de nous remettre au travail », ajoute-t-il, « les questions stratégiques viendront ensuite ». Étant donné que les rédacteurs de La Quinzaine n’étaient pas payés, la question économique se posera, mais plus tard, pour rémunérer certains postes.