Rentrée littéraire : La fashion week des libraires

Même sans Harry Potter, Bloomsbury se porte à merveille

Clément Solym - 24.05.2012

Edition - Economie - Bloomsbury - résultats financiers - livre numérique


Bloomsbury a partagé avec une sensible satisfaction ses premiers résultats pour l'année 2012, arrêtés en mars : le chiffre d'affaires mondial de la maison d'édition britannique atteint 103,2 millions £, soit une augmentation de 11,5 % par rapport au dernier bilan. La société se félicite d'avoir su négocier le virage numérique pour commencer au mieux sa vie « post-Harry Potter ».

 

Car l'imaginaire collectif a définitivement associé Bloomsbury Publishing avec les éditions papier d'Harry Potter : la maison d'édition semble pourtant avoir fait le deuil du sorcier, désormais totalement émancipé via la plateforme Pottermore. (voir notre actualitté) Certes, l'éditeur compte sur une réédition en coffret « Bibliothèque de Poudlard » de trois spin-off signé Rowling, mais compte désormais sur le numérique pour faire perdurer la magie.

 

 

Les ventes d'ebooks ont en effet plus que doublé en ce début d'année (+159 %), pour atteindre un chiffre de vente de 5,7 millions £. Il faut dire que Bloomsbury s'est montré particulièrement zélé en numérisant l'intégralité de son catalogue : « C'est un peu comme quand les premiers CD sont sortis, les gens achètent à nouveau certains titres pour leur collection personnelle » note Nigel Newton, directeur exécutif. Aux États-Unis, le livre numérique compte pour 23 % des ventes de Bloomsbury, contre seulement 3 % en Grande-Bretagne.

 

« Nous nous attendons à ce que la plupart des marchés atteignent le même niveau qu'aux États-Unis dans un futur proche » a-t-il expliqué. Il a dévoilé les prochaines étapes prévues sur le calendrier de la maison d'édition, avec notamment un accent mis sur les publications universitaires, via Continuum, racheté l'année dernière. (voir notre actualitté)