Mère célibataire, certes, mais heureuse : Rowling porte plainte

Clément Solym - 03.02.2014

Edition - Justice - JK Rowling - Harry Potter - mère célibataire


Faut-il voir un lien soudain entre deux informations concernant la romancière JK Rowling, mais qui, a priori, ne semblent pas du tout liées ? Dans une récente interview qui fait déjà le tour du monde, JK Rowling confesse qu'elle n'aurait peut-être pas dû marier Ron et Hermione, mais plutôt mettre en couple Harry et la jeune sorcière... Un choix qu'elle avait fait « pour des raisons très personnelles, pas pour des raisons de crédibilité ». Certes…

 

 

 

 

Avec le temps, elle avouait qu'elle avait pris de la distance, vis-à-vis de la fin du roman, et reconnaît que les fans ont pu être déçus, surtout qu'Harry se retrouve finalement avec la soeur de Ron, Ginny.  Une résolution qui n'allait pas nécessairement de soi, et la romancière espère qu'en disant cela « ne pas briser le coeur des gens ». 

 

C'est que la question des relations sociales reste complexe, chez Rowling. Pour preuve, explique le PressGazette, elle vient de poursuivre en justice le Daily Mail, pour diffamation. Le journal avait publié un article intitulé How JK Rowling's sob story about her past as a single mother has left the churchgoers who cared for her upset and bewildered. Mais « la triste histoire de son passé de mère célibataire », cela ne passe pas du tout.

 

Selon les avocats, JK estime qu'une pareille présentation nuit à sa réputation, et lui cause tristesse et embarras, d'autant plus que le journal présentait un portrait sinistre des habitants d'Édimbourg. Ces derniers se seraient comportés « d'une façon non chrétienne fanatique à son égard », et la mère célibataire aurait été stigmatisée et cruellement moquée, ajoutait l'article.

 

Faux, rétorque JK, qui avait, quelque dix jours plus tôt, confié dans un article publié par l'association Gingerbread, qu'elle était « plus fière de ses années de mère célibataire que de tout autre moment de sa vie ». Et si elle fut stigmatisée, c'est à une seule reprise, quand une vieille femme, devant l'église, lui a signifié que sa situation n'était pas correcte. 

 

« Les parents célibataires ne sont pas populaires dans certains secteurs ni dans les médias, au milieu des années 90 », affirmait-elle, dans cette tribune. L'idée que les femmes tombaient enceintes pour accéder plus rapidement aux logements sociaux était encore bien ancrée. 

 

La plainte assure que le comportement du journaliste est déloyal, très peu professionnel et même contraire aux règles de la profession. Elle réclame pour le coup un montant de dommages-intérêts qui n'a pas été dévoilé, pour ces « fausses déclarations, sciemment faites ».