Mesurer la fréquentation en bibliothèque : ça se bouscule pour Affluences

Antoine Oury - 29.06.2017

Edition - Bibliothèques - application Affluences - Affluences app - bibliothèques publics


Lancée en 2014, l'application Affluences est désormais connue et reconnue par les bibliothèques et leurs usagers : elle permet de visualiser, en un seul coup d'œil, sur ordinateur ou sur smartphone, la fréquentation en temps réel de sa bibliothèque et, s'il y a lieu, le temps d'attente estimé. Mais bien d'autres choses : en 2017, Affluences présente une nouvelle version et étend son influence à d'autres équipements culturels, comme les musées, les piscines municipales ou les administrations publiques...


Capture d'écran de la nouvelle version de l'application Affluences
 

Comme toutes les applications les plus utilisées de nos smartphones, Affluences s'offre une nouvelle apparence, avec plus d'informations sans renoncer à la clarté de l'ensemble. « Nous affichons désormais une photo de l'établissement, et privilégions un affichage sur une même page, pour éviter le scrolling. Nous abandonnons aussi le système de pictogrammes pour des tags qui annoncent les différents services de la bibliothèque ou du lieu culturel », nous explique Grégoire Tabard, cofondateur de l'application Affluences avec Paul Bouzol.

 

De petites choses, qui améliorent cependant l'usage de l'application, pour les usagers comme pour les professionnels qui l'utilisent. Au rayon des modifications plus importantes, une valorisation de l'événementiel, avec la possibilité, pour les utilisateurs de l'application, de s'inscrire aux ateliers, conférences et autres expositions proposées par les bibliothèques, comme Affluences le teste en ce moment avec la Bibliothèque nationale de France et son exposition La bibliothèque, la nuit. Pour l'instant, l'app renvoie vers le site de l'établissement, mais l'objectif est de tout centraliser dans Affluences.

 

L'application lancée en 2014 a déjà convaincu 300 bibliothèques, dont certaines en Suisse et en Belgique, et devrait prochainement débarquer au Luxembourg. L'Espagne et l'Allemagne sont aussi sur la carte des prochaines destinations, avec des traductions en anglais et en espagnol. Depuis son lancement, 250.000 personnes ont téléchargé Affluences et l'ont consulté 8 millions de fois, « ce qui prouve qu'elle est régulièrement utilisée », souligne Grégoire Tabard.

 

Affluences, aujourd'hui, n'est plus uniquement l'application des bibliothèques : le Louvre, le Musée d'Orsay, des restaurants universitaires, des piscines municipales ou des administrations publiques l'ont aussi adoptée. « Les contrats avec les bibliothèques municipales incitent les municipalités à équiper d'autres lieux », explique le cofondateur. Pour assurer tous ces services, l'équipe d'Affluences compte désormais 10 personnes, 5 pour la technique, 4 pour les aspects commerciaux et 1 community manager.

 

Le modèle commercial de l'application est assez simple : sans publicité, l'outil est gratuit pour les établissements qui fournissent eux-mêmes leurs données. Affluences joue alors le lien entre les données de l'établissement et l'application. Si l'établissement n'a pas accès à des données, Affluences propose des capteurs autonomes conçus par ses équipes, sur piles, qui transmettent les données de fréquentation à l'aide du réseau 3G.

 

Selon les forfaits choisis, qui vont donc de la gratuité à 2000 € par an, les établissements ont accès à différents services, comme la possibilité de proposer la réservation de ressources comme les salles de travail. « C'est très simple pour l'usager et cela fait gagner du temps au personnel, qui gère tout à distance et peut prévenir instantanément en cas de modification d'horaires, par exemple. »
 

Affluences : connaître la fréquentation des bibliothèques en temps réel

 

Affluences a également développé un portail à destination des utilisateurs professionnels, afin de mieux gérer les données issues de l'application, et pourquoi pas s'en servir pour affiner la politique de leur établissement. À ce titre, « la bibliothèque reste propriétaire de ses données, nous ne fournissons que les outils pour visualiser et utiliser celles-ci », explique Grégoire Tabard.