Météo : des universitaires étudient le climat de la Terre du Milieu

Julien Helmlinger - 10.12.2013

Edition - International - Terre du Milieu - Tolkien - Fantasy


Vous êtes frileux et cherchez une région où installer de chaleureux quartiers d'hiver ? Vous vous demandez si vos enfants en bas âge supporteront la canicule du Mordor ? Ou encore si vos semences auront davantage de chances de donner leurs fruits dans les plaines verdoyantes de la Comté ou plutôt dans les terres humides des Bouches de Sirion ? Une étude signée Radagast, épaulé par toute une équipe de climatologues de l'université de Bristol, livre enfin les réponses à vos questions...

 

 

 

 

Tandis que le second épisode des aventures de Bilbon sort ce mercredi en salles françaises, des scientifiques équipés des ordinateurs de l'université de Bristol et à renfort des derniers modèles climatiques ont adapté leurs calculs à la cartographie de la Terre du Milieu. Une étude sérieuse, au moins en partie, qui n'aura bénéficié d'aucun financement et aura été effectuée sur le temps libre de ses auteurs.

 

En s'appuyant sur le monde dépeint par Tolkien, observé à travers le prisme des modèles informatiques du même type que ceux utilisés par le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, créé sous l'égide de l'ONU il y a 25 ans, le climatologue Dan Lunt a dressé la climatologie des 70 ans qui séparent le début du Hobbit à la fin du Seigneur des anneaux.

 

Climat tempéré en la Comté, hostile et chaud du côté du Mordor

 

Une étude absolument incontournable pour les voyageurs de la Fantasy, qui nous apprend que la Comté, foyer des Hobbits, jouirait d'un climat doux et tempéré proche de celui du centre-est de l'Angleterre. Le Mordor, fief du maléfique Sauron, ressemblerait davantage à Los Angeles ou au Texas occidental. « Même sans tenir compte de l'influence néfaste de Sauron, le Mordor avait un climat hostile, chaud et sec avec peu de végétation », confie le Brun.

 

Selon cette étude « la majeure partie des Terres du Milieu aurait été couverte d'une forêt dense si le paysage n'avait pas été modifié par les dragons, les Orques et les sorciers ». Et ce serait la recherche de vents dominants favorables qui aurait attiré les Elfes à migrer vers les Havres Gris pour mettre le cap vers l'ouest...

 

Radagast laisse les conclusions aux spécialistes de Bristol

 

Comme l'exprime Richard Pancost, directeur de l'Institut Cabot de l'université de Bristol, à l'origine de ce travail : « Les modèles climatiques sont fondés sur des processus scientifiques fondamentaux, on peut donc non seulement les utiliser pour notre Terre actuelle, mais aussi les adapter facilement à n'importe quelle planète, réelle ou imaginaire. »

 

Ayant comparé au fil de l'enquête le climat de l'univers de Tolkien à ceux d'aujourd'hui ou de la Préhistoire, Dan Lunt précise : « C'est une blague, mais il y a aussi un côté sérieux. L'essentiel de notre travail à Bristol consiste à utiliser des modèles climatiques de pointe pour simuler et comprendre le passé du climat de notre Terre. » 

 

Que les Nains et autres Elfes soient rassurés, l'équipe de climatologues, consciencieuse, a publié les conclusions de son étude en plusieurs langues, sans faire l'impasse sur une version traduite en alphabet elfique et une autre en runes naines. Pour ce qui concerne les prévisions météorologiques en salles obscures, se référer à la bande annonce du second opus du Hobbit...