Mettre le ministère égyptien de la culture sous tutelle ?

Clément Solym - 20.12.2011

Edition - International - Egypte - Institut d'Egypte - Incendie


Si le gouvernement égyptien avait par la voix de son ministre de la culture exprimé son désarroi face à cette « catastrophe pour la science », les responsabilités ne sont pas encore clairement établies.

 

Selon des témoins, dont plusieurs photographes de l'AFP, des miliciens pro-gouvernements étaient sur le toit à lancer des pierres aux manifestants pendant même que l'Institut était en feu. Une version des faits qui ne s'oppose pas nécessairement à celle des autorités qui avaient mis en cause la foule et des débordements.

 

 

Toutefois, certains militaires ont été mandatés pour aider les bénévoles à sauvegarder les ouvrages qui n'avaient subi ni les dommages du feu ni de l'eau des pompiers. Pourtant, plusieurs observateurs considèrent que les autorités « ont manqué de maitrise » pendant l'incendie.

 

Le Quai d'Orsay y voit lui la face immergée d'un problème bien plus grave. Son porte-parole a pointé « un drame pour la culture universelle, qui illustre les graves dangers que court le patrimoine de l'humanité qu'abrite l'Égypte ». Une manière dérobée de confirmer la difficulté des autorités à préserver le patrimoine historique égyptien face à des manifestations de plus en plus récurrentes.

 

Bien conscient de ces difficultés, Frédéric Mitterrand proposait le savoir-faire de la Bibliothèque nationale de France (BnF) pour préserver les ressources historiques, rappelant que « l'action de cette institution a déjà été déterminante pour la sauvegarde de l'Institut des belles-lettres arabes en Tunisie ».

 

Des bonnes intentions restées sans réponse de la part des autorités égyptiennes...