Michael Bond refuse que Paddington vive d'autres aventures après sa mort

Cécile Mazin - 03.11.2014

Edition - Les maisons - ours paddington - cinéma adaptation - Michael Bond auteur


Michael Bond est le créateur de l'ours Paddington. Il a publié le premier livre de cette saga en 1958, et aujourd'hui à 88 ans, il redoute que l'on ne respecte pas sa volonté. Après lui, plus aucune nouvelle aventure de Paddington ne sortira – contrairement à la tendance actuelle, où des auteurs réputés s'emparent de personnages pour les faire revivre. « Je ne voudrais pas qu'un autre écrivain utilise Paddington », explique Bond. 

 

 

 

Songer à réaliser un testament, à 88 ans, cela n'a rien d'insolite. Et Bond explique dans The Times qu'il a pris des conseils auprès d'un avocat, pour encadrer l'avenir de son ours. « C'est terrible, et je ne fais confiance à personne sur ce point. Je pense que ce qu'ils font avec James Bond porte préjudice au personnage… Je pense qu'ils sont sacrés », assure-t-il. 

 

Et c'est à raison que l'écrivain s'intéresse à ce qu'il adviendra de son héros : le film qui doit sortir prochainement, avec la voix de Guillaume Galienne, donnée à l'ours, pourrait occasionner une flopée de produits dérivés. Et surtout, inciter l'éditeur à produire de nouveaux titres, dans l'idée où d'autres films sortiraient…

 

Donner une suite aux oeuvres est une pratique aujourd'hui courante dans l'édition, et James Bond n'est que l'un des multiples exemples de cette tendance. Le 6 novembre sortira un nouveau titre de l'ours, Love From Paddington, signé de Bond, ainsi que le film, donc, le 3 décembre en France. 

Paddington raconte l'histoire d'un jeune ours péruvien fraîchement débarqué à Londres, à la recherche d'un foyer et d'une vie meilleure. Il réalise vite que la ville de ses rêves n'est pas aussi accueillante qu'il croyait. Par chance, il rencontre la famille Brown et en devient peu à peu un membre à part entière. 

 

Finalement, jamais la devise que l'on retrouve associé au personnage, « Please look after this bear. Thank you », n'aura aussi bien véhiculé le message. « Prenez soin de cet ours », certes, mais également de la volonté de son créateur.