Michaëlle Jean à la tête de l'Organisation internationale de la francophonie

Julien Helmlinger - 01.12.2014

Edition - International - Michaëlle Jean - OIF organisation internationale - Francophonie


Ce dimanche, à Dakar, les dirigeants de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) ont désigné la Canadienne Michaëlle Jean comme nouvelle secrétaire générale, ce qui fait d'elle la première femme et la première non-Africaine à occuper le poste. L'ancienne gouverneure générale du Canada, d'origine haïtienne, a été désignée après d'intenses négociations, notamment en raison du fait que les pays africains ne se sont pas entendus sur une candidature unique parmi les prétendants du continent.

 

 

 

 

L'Organisation compte une cinquantaine de pays membres, certains africains, mais aussi le Québec, la Belgique et la Fédération Wallonie-Bruxelles. Faute de favori pour prendre la tête, les tractations ont pris du retard ce dimanche, pratiquement deux heures par rapport au programme, laissant croire qu'il allait peut-être falloir passer pour la première fois par un vote. Finalement, cela n'aura pas été nécessaire, après un consensus à l'issue du huis clos.

 

Comme l'explique François Hollande, le « huis clos » a réuni les représentants de deux pays présentant des candidats, le Premier ministre canadien Stephen Harper et le Président congolais Denis Sassou Nguessou, ainsi que l'Ivoirien Alassane Ouattara. « J'ai proposé de nous retrouver à quelques-uns pour chercher un consensus », précise le Président français.

 

Selon le Président sénégalais Macky Sall, l'hôte du sommet, le choix des dirigeants africains s'est porté sur Michaëlle Jean, première femme à occuper ce poste, après avoir « fait le constat d'une non-candidature unique africaine ». Étaient également présentés l'ex-Président burundais Pierre Buyoya, l'écrivain et diplomate congolais Henri Lopes, l'ex-Premier ministre mauricien Jean-Claude de l'Estrac et l'ancien ministre équato-guinéen Agustin Nze Nfumu.

 

La nouvelle secrétaire générale s'est réjouie « d'apprendre que ce choix a été accompagné d'un vrai consensus, ce qui traduit un gage de confiance pour mener et accompagner des objectifs très ambitieux ».

 

Une bonne nouvelle, pour le maire de la Ville de Québec, Régis Labeaume, qui estime que cette nomination va permettre de développer la francophonie en Amérique. « Pour nous autres, les Franco-Américains en général, c'est une bonne nouvelle. Elle connaît exactement mes sentiments envers la francophonie. Elle connaît exactement nos projets envers la francophonie nord-américaine et elle aime ça. »