Microsoft flagelle Google en place publique sur ses pratiques commerciales

Clément Solym - 01.03.2010

Edition - Justice - Microsoft - flageller - Google


On savait Microsoft engagé aux côtés de Yahoo! et Amazon dans l'Open Book Alliance, une organisation clairement destinée à barrer la route de Google books, mais vendredi, la firme de Redmond a enlevé ses gants pour ne plus dévoiler que la main de fer, et asséner une méchante claque à Google. Motif : encourager les victimes de la société à porter plainte auprès des législateurs. Accusation : les pratiques anti-concurrentielles de la société californienne...

« Nos préoccupations ont trait uniquement aux pratiques de Google qui tendent à bloquer les partenaires commerciaux ou délivrant du contenu - comme le fait Google Books - et exclure les concurrents, sapant par là même, toute plus vaste concurrence », expliquait ainsi Dave Heiner, avocat général adjoint de Microsoft, sur le blog de la firme.

Et d'ajouter qu'il revenait aux législateurs des pays de décider si oui ou non les pratiques actuelles de Google étaient nuisibles pour la saine émulation capitaliste qui fait de notre petit planète un vaste marché. « À mesure que la puissance de Google s'est affermie au cours des précédentes années, nous avons eu vent de plaintes émanant de plus en plus d'entreprises - grandes et petites - touchant un large éventail de pratiques commerciales », ajoute Heiner.

Et toutes ont pour point commun de pointer du doigt les positionnements de Google, visant l'obtention d'une place monopolistique sur les secteurs abordés.

Rappelons que ce n'est que récemment que Microsoft a fait en sorte de remettre à l'Europe des documents pour en finir avec la plainte anti-trust qui lui pesait sur les épaules. Et Google n'avait alors pas hésiter à appuyer là où ça fait mal, exprimant ses vives préoccupations sur le comportement de Microsoft.

Enfin, notons pour équilibrer les voix que si Google domine le monde de la recherche sur Internet avec 85 % de parts de marché, contre seulement 3 % pour Bing, le moteur de Microsoft, la mesure s'inverse complètement entre Windows et Chrome... Mais peut-être que là, quelqu'un commence à avoir froid dans le dos...