Microsoft veut imposer Windows Phone 7 contre Android

Clément Solym - 28.04.2011

Edition - Justice - microsoft - brevet - nookcolor


L'attaque portée contre le libraire Barnes & Noble concernant l'utilisation abusive d'Android sur son lecteur ebook multimédia, le NookColor a fait récemment réagir l'accusé. C'est qu'en se servant de l'OS de Google, B&N aurait dû mettre la main à la poche, pour s'acquitter, comme les autres, du droit d'utiliser les brevets déposés par Microsoft, et violés par Android. Sacré sac de noeuds.

Mais le libraire ne se laisse pas impressionner par la firme de Redmond. En effet, après examen la plainte, la conclusion sur 50 pages de l'intéressé est claire : en agissant de la sorte, Microsoft tente d'éliminer toute forme de concurrence à son système d'exploitation, Windows Phone 7. (notre actualitté)

Un peu le même comportement que celui d'Apple qui porte plainte contre Samsung, au moment où Android devient l'OS favori des consommateurs américains. Samsung n'a d'ailleurs pas manqué de réagir... en contre-attaquant. (notre actualitté)

Préjudice - et orgueil ?

Or, Microsoft considère que l'utilisation d'Android porte gravement préjudice à son travail, attendu que les brevets déposés doivent garantir la propriété intellectuelle de la firme. Et que tous ceux qui ont eu recours à Android ont payé une gabelle leur permettant d'utiliser malgré tout l'OS.

En poursuivant en justice tout à la fois Barnes & Noble, mais également Foxconn et Inventec, à l'origine des produits Nook et NookColor, Microsoft maintient sa position sur le respect de la propriété intellectuelle, pour contrer Android, là où les arguments déployés par Apple semblent un peu plus spécieux.

Le libraire conteste alors une plainte de Microsoft, qui serait donc une atteinte à la libre concurrence, mais également une agression caractérisée contre l'innovation, position déjà revendiquée. Il faut reconnaître que d'un côté, l'attaque de MS est bien sentie, puisqu'en mesure de scléroser les uns et les autres, tentant également de recentrer sur ses propres produits logiciels les offres d'appareils mobiles.

Reste que la défense du libraire est tout de même incertaine : que les brevets déposés soient inapplicables, ou que le prix à payer soit choquant, exorbitant ou injustifié, cela n'empêche : va probablement falloir passer à la caisse. D'autres y sont passés bien avant.

(via CrunchGear)