Mieux que les DRM, les restrictions imbéciles sur les ebooks

Clément Solym - 26.02.2011

Edition - Bibliothèques - bibliothèque - preter - ebooks


S'il est indéniable que les bibliothèques auront un très grand rôle à jouer dans la diffusion - par le prêt - et la démocratisation des livres numériques, l'éditeur HarperCollins a trouvé un truc quasiment aussi efficace que la loi sur le prix unique du livre numérique, pour en limiter l'essor.

En effet, rapporte Library Journal, l'éditeur a mis le couteau sous la gorge du prestataire OverDrive, qui fournit aux établissements un service de prêt d'ebooks et d'audiobooks. Steve Potash, le PDG de la société explique en effet que de nouvelles conditions de prêts ont été instaurées, concernant les modalités de prêt.

Désormais, HarperCollins instaure un système aussi drastique que celui de Numilog : un utilisateur, un livre. Donc impossible de faire en sorte que plusieurs usagers consultent ou empruntent simultanément le même ouvrage.


Mais la direction du groupe ne s'est pas arrêtée en si bon chemin. Quand on tient une idée à la con, il faut l'exploiter dignement. La filiale de NewsCorp - dont Rupert Murdoch est le grand patron - a décidé que désormais, dès que le livre aura été emprunté à 26 reprises, l'établissement aura l'obligation d'en acheter un nouvel exemplaire numérique.

La base de cette grande imbécillité, c'est de considérer qu'un livre physique après 26 prêt, est inutilisable. Donc, même sanction pour un livre numérique. HarperCollins assure que c'est le seul moyen pour ne pas faire disparaître la valeur des livres. Mais en somme, cela signifie, puisque les livres numériques sont prêtés pour une durée de trois semaines, que l'on peut en disposer durant un peu moins d'un an et demi.

HarperCollins est le premier des six gros éditeurs étatsuniens à imposer ce type de méthode - qui ne sera pas rétroactive, et ne s'appliquera qu'aux nouveaux titres, pas ceux déjà présents dans le catalogue. Mais c'est aussi une double restriction supplémentaire qui vient s'ajouter aux contraintes déjà mises en place pour les bibliothèques.

Et surtout, s'interrogent les syndicats, quelle est la place de la bibliothèque dans l'esprit des éditeurs, pour imposer ce type de système ? Déjà que les Simon & Schuster et autres MacMillan interdisent que leurs livres numériques soient accessibles dans les catalogues de bibliothèques...

Reste à savoir quelle réaction, la décision d'HarperCollins entraînera... Pour OverDrive, pris entre deux feux, la situation ne va pas devenir des plus confortables...



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