Migrants : de la mobilisation d'écrivains aux balançoires sur le mur de Trump

Clément Solym - 31.07.2019

Edition - International - balançoires mur Mexique - Donald Trump migrants - lettre écrivain Congrès


Le triste sort réservé aux demandeurs d’asile provoque l’indignation. Une quarantaine d’écrivains en appelle au Congrès américain, dans une lettre ouverte. Ils réclament des actions pour remédier aux « conditions atroces », dans lesquelles sont traités ces migrants. 

Familias migrantes
Familles migrantes, oeuvre d’ Alejandro Santiago Ramirez (Mexico)- Carl Campbell, CC BY SA 2.0
 

Neil Gaiman, Khaled Hosseini, ou encore Ariel Dorfman et Viet Thanh Nguyen comptent parmi les signataires d’un courrier publié par The Nation. Ils réclament une réaffectation des ressources pour prodiguer des soins médicaux, et le respect de procédures d’accueil.
 

Le grand départ et ses déconvenues


Mais c’est également un cri humaniste, demandant au Congrès de refuser que soit dépensé l’argent des contribuables américains pour empêcher la migration depuis le Mexique, ou tout autre pays, vers les États-Unis. 

« Nombre d’entre nous ont défendu les immigrants et les réfugiés avec justesse, en invoquant le passé de notre nation et de précieux symboles comme la Statue de la Liberté », écrivent-ils. « En tant qu’écrivains, nous apprécions le pouvoir sublime des mots. »
 
Car plus encore, ce sont des auteurs qui ont eux-mêmes un passé personnel ou familial lié à l’immigration qui s’emparent du sujet. « Immigrés, nous nous souvenons également de la brutale réalité. Quand tu marches dans un pays étranger, que tu as faim, froid, et subsistes sans ressources, quand tu es privé des besoins humains fondamentaux […] les mots ne suffisent pas. »
 

L'inhumanité fait rage


Leur première cible reste les centres de détentions situés à la frontière américano-mexicaine. « Les informations faisant état de décès, d’abus, de surpeuplement, de maladies non soignées, de malnutrition, de manque d’hygiène essentielle sont abominables, d’autant plus que nombre de personnes touchées sont des enfants », continuent les auteurs.

En effet, un récent rapport du Department of Homeland Security a pointé que les installations dans la vallée du Rio Grande nécessitaient des interventions multiples et immédiates. « Nous nous souvenons bien de l’expérience de totale paralysie qui fait partie du parcours de presque tous les migrants : faire face au système d’immigration américain, priant pour qu’on réponde à leurs critères. »
 

On s'en balance pas, bien au contraire


Un courrier qui fait trembler, alors que dans le même temps, un architecte vient de mettre en place une réalisation qui serait le pied de nez le plus drôle adressé à Donald Trump. À l’endroit du fameux mur qui doit séparer le Mexique des États-Unis, Ronald Rael, qui enseigne à l’université de Californie, a fait monter des balançoires.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

One of the most incredible experiences of my and @vasfsf’s career bringing to life the conceptual drawings of the Teetertotter Wall from 2009 in an event filled with joy, excitement, and togetherness at the borderwall. The wall became a literal fulcrum for U.S. - Mexico relations and children and adults were connected in meaningful ways on both sides with the recognition that the actions that take place on one side have a direct consequence on the other side. Amazing thanks to everyone who made this event possible like Omar Rios @colectivo.chopeke for collaborating with us, the guys at Taller Herrería in #CiudadJuarez for their fine craftsmanship, @anateresafernandez for encouragement and support, and everyone who showed up on both sides including the beautiful families from Colonia Anapra, and @kerrydoyle2010, @kateggreen , @ersela_kripa , @stphn_mllr , @wakawaffles, @chris_inabox and many others (you know who you are). #raelsanfratello #borderwallasarchitecture

Une publication partagée par Ronald Rael (@rrael) le




Le 27 juillet dernier, la Cour suprême aux USA a autorisé Trump à piocher 2,5 milliards $ dans les fonds du Pentagone pour construire une partie du mur dans la frontière sud. Le mur doit courir sur 3000 km. Pour l’architecte, il s’agit de se jouer et de faire jouer les enfants, de chaque côté, tout en montrant que les actions d’un côté ont une incidence de l’autre.
 
Les signataires de la lettre au Congrès, eux, concluent : « Ils prient peut-être un Dieu différent, des dieux différents ou des entités différentes, mais cela n’a aucune importance. Ce qui compte, c’est que vous, Congrès des États-Unis, avez le pouvoir de répondre à leurs prières. S’il vous plaît, ne les abandonnez pas. »


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