Milan garantit sa relation de confiance avec les auteurs

Clément Solym - 19.12.2011

Edition - Les maisons - Milan - auteurs - contrats


Rue89 avait mis un fameux coup de boutoir dans les dents de l'éditeur Milan et de son actionnaire Bayard, au travers d'un article demandant ce « que cache le chantage de Milan Presse ». 

 

Unb article à charge, évidemment, qui n'a pas laissé Florence Guémy, directrice générale de Milan Presse insensible. Elle a souhaité rectifier quelques éléments, au travers d'une tribune pour défendre tout à la fois le métier du groupe, et sa relation aux auteurs.

 

Une relation qui unit les deux professions, éditeurs et auteurs, pour assurer la pérennité de l'industrie même. « le Groupe auquel appartient Milan continue de défendre une politique de création ambitieuse et exigeante, réinvestissant tout euro de marge dans son projet éditorial au service de l'homme » défend-elle.

 

 

Et de réaffirmer « la relation confiance » qui sous-tend toute la collaboration entre éditeurs et auteurs. 

 

En témoigne l'accord que le Groupe vient de signer avec l'ensemble de ses organisations syndicales sur le droit d'auteur des journalistes. Cet accord inédit dans le marché de la presse est un signe fort de confiance dans ses journalistes et d'engagement pour le développement de l'entreprise dans le profond respect de l'œuvre de création.

 

Ainsi, foin de prises d'otage ou de chantages, Milan estime faire ce qu'il faut pour assurer la continuité de son travail, mais également valoriser la création sur des supports nouveaux, à savoir, le livre numérique. 

 

La proposition contractuelle de Milan consiste en un contrat-cadre assorti de bons de commande.

Il ne s'agit pas d'une cession « globale » mais d'un contrat-cadre de commande à exécution successive, l'œuvre objet du contrat étant définie au fur et à mesure de sa création dans les bons de commande. L'auteur peut refuser ces modalités pour une œuvre donnée et nous n'imposons aucunement à un auteur de signer notre contrat-cadre.

Ce dispositif a été établi à Milan pour des raisons pragmatiques, l'entreprise n'ayant pas les ressources nécessaires pour mettre en place des contrats œuvre par œuvre. 

 

En janvier 2012, un rendez-vous entre l'éditeur et les auteurs est prévu, pour l'examen de ce contrat-cadre. Et dans tous les cas, Milan ne souhaite pas léser les auteurs, mais plutôt continuer d'avancer avec eux...

 

retrouver cette tribune, sur Rue89