Fin de partie pour Formacom, école de lecteurs-correcteurs

Antoine Oury - 29.06.2015

Edition - Société - Formacom - correcteurs - école


L'assemblée générale de Formacom, il y a un peu moins de 15 jours, a voté la mise en liquidation judiciaire de l'école fondée par le Syndicat des correcteurs en 1978. La disparition de l'établissement remet en question la formation au métier de lecteur-correcteur, alors que l'activité elle-même est de plus en plus fragilisée, y compris dans le secteur de l'édition.

 

Formacom, à Pantin, via Google Maps

 

 

L'établissement, ouvert en 1978 sous le nom de Coforma et devenu Formacom en 1998, était en redressement judiciaire depuis 2012, et disposait d'un plan de continuation. Visiblement, tous ces éléments n'ont pas suffi et la structure associative se trouve cette fois face au mur.

 

Une disparition d'autant plus regrettable que Formacom était « le seul organisme habilité à délivrer un titre de correcteur reconnu par le ministère du Travail et enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles », rappelle une pétition qui interpelle François Hollande sur l'avenir de l'école, de la formation, et du métier de lecteur-correcteur.

 

L'école proposait deux formations longues : celle de lecteur-correcteur, avec le fameux diplôme, mais aussi de réviseur-éditeur ou de secrétaire de rédaction, ainsi que des formations courtes, de remise à niveau ou de perfectionnement pour des outils informatiques ou la communication écrite.

 

« La volonté de continuellement adapter le métier aux évolutions les plus récentes et la qualité de l’enseignement dispensé ont permis de faire de Formacom une école unanimement reconnue par la presse, par l’édition, mais aussi par les chaînes de télévision, par les créateurs de supports numériques ou de sites Internet », soulignait le site web de Formacom.

 

Nous avons tenté de joindre Formacom et le Syndicat des correcteurs, sans succès.