Mitterrand toujours à la Culture : 'La décision ne m'appartient pas'

Clément Solym - 24.09.2010

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Invité par France Inter à venir tailler le bout de gras, le ministre de la Culture a évoqué son poste, sa fonction et son devenir... Évidemment, alors que l'on parle de remaniement, il serait regrettable de commettre un impair.

Mais finalement, le grand Frédéric a-t-il attisé les foudres du petit Nicolas ? Son implication dans Hadopi est tout de même moindre que celle de Christine Albanel, qui avait cristallisé toutes les colères et les rancoeurs contre cette loi liberticide.

De même, son investissement dans la numérisation et les questions relatives au numérique, pour le domaine du livre n'en font pas un candidat au charter pour ministres. Sa dernière intervention avec NKM à ce sujet avait même plutôt paru convaincante. Principalement dans la perspective de numériser des oeuvres encore sous droit, pour réaliser un premier corpus de 100.000 ouvrages servant de test.

Mais voilà : comme il le dit si bien, « la décision ne m'appartient pas ». Non sans défendre son envie de rester en poste, parce qu'il serait « dommage d'arrêter », le ministre estime avant tout que le président lui reconnaît un parcours à peu près sans fautes. « Il y a une conscience de ce que j'ai fait », soulignait-il.

D'ailleurs, son mot d'ordre c'est tout un programme : « Je ne suis pas partisan effréné des effets d'annonce. J'essaie d'obtenir dans tout ce que je fais un consensus, j'essaie de convaincre, plutôt que de commander. » Effet d'annonce, en tout cas, il y a renoncé depuis que la veille de sa nomination officielle, il avait grillé la politesse au président Sarkozy.

De toute manière, Mitterrand, c'est un ministre « qui écoute et qui réfléchit, qui prend le temps nécessaire ».

Même celui de se dire qu'il partira peut-être ?