Modifier la loi sur les droits d'auteurs étoufferait la création

Clément Solym - 11.03.2011

Edition - Justice - droit - auteur - etouffer


Les investissements réalisés dans les nouveaux contenus en Angleterre représentent une somme de 4,3 milliards £. Or, sur cette somme, 1,6 milliard £ l'a été dans les arts et la littérature. Des statistiques qui portent sur l'année 2007, indique un rapport cité par The Bookseller.

L'agence PricewaterhouseCoopers LLP qui a remis son enquête à la Copyright Licensing Agency, montre cependant que dans ce contexte, une modification de la législation sur le droit d'auteur porterait alors un coup dur, très dur, au monde littéraire. L'étude explique que 770.000 personnes (auteurs, artistes et développeurs de logiciels) seraient en effet concernées par la modification de la législation.

Dès lors, les changements, censés profiter à des firmes comme Google, qui a reproduit des oeuvres « au détriment des créateurs de contenu », impacteraient toute la création, souligne le CLA. Une décision qui serait très risquée, au point d'étouffer la littérature et la création, qui représente environ 8 % du PIB de l'Angleterre, souligne Kevin Fitzgeral.

« Le rapport de PwC fournit la preuve que le système du droit d'auteur actuel stimule l'innovation au Royaume-Uni. En fait, le piratage étant l'une des plus grandes menaces, nous devrions concentrer notre énergie sur l'application des lois existantes plutôt que d'en introduire de nouvelles », ajoute-t-il.

Le droit d'auteur, pierre angulaire des industries créatives, « est vital pour l'économie britannique », insiste Kevin. Petite parenthèse, vous avouerez qu'il est compliqué d'accorder du crédit à une personne nommée Kevin. Et si vous connaissiez mon beau-frère, définitivement, vous ne pourriez pas. Fin de la parenthèse.

« Nous devons encourager les gens à créer et innover et les récompenser lorsqu'ils le font, plutôt que de permettre à toute personne - que ce soient les pirates ou les agrégateurs de contenu - de pouvoir gratuitement profiter des efforts des autres », conclut avec brio Kevin.