Moleskine fait son entrée en Bourse

Xavier S. Thomann - 03.04.2013

Edition - International - Moleskine - Milan - Bourse


Le fabricant des désormais célèbres carnets, déclinés ad libitum, vient de faire son entrée à la bourse de Milan. Cela apparaît comme la concrétisation d'une aventure, un peu folle certes, mais surtout très bien marketée depuis plusieurs années. Qui aurait cru en effet qu'en vendant des carnets tout simples on pouvait se faire beaucoup d'argent ? 

 

Project 50 - Day #1 (Moleskine)

seanmcgrath,  CC BY 2.0

 

Cette entrée en Bourse a pour but de favoriser le développement de la marque, notamment à l'international. Et même si cette arrivée sur le marché boursier se fait dans un contexte difficile (l'Italie a toutes les peines du monde à mettre en place un gouvernement et le cas de Chypre est dans tous les esprits), les choses semblent au beau fixe pour le fabricant de carnets. 

 

L'aboutissement donc d'une réussite économique remarquable dans le domaine. Les carnets de ce type existent depuis fort longtemps (d'où la légende selon laquelle Picasso, Hemingway et Cie les utilisaient), mais le fabricant français avait mis la clef sous la porte dans les années 1980. La production a repris de l'autre côté des Alpes en 1996, et depuis on en vend un peu partout. 

 

En 2006, la vitesse supérieure avait été enclenchée, lorsque les propriétaires ont cédé l'affaire à un fonds d'investissement de la Société générale (Syntegra Capital). Le fondateur Francesco Franceschi a tout de même conservé 10,6 % des parts. L'arrivée sur le marché boursier semblait alors le meilleur moyen d'exploiter la bonne rentabilité de l'entreprise. 

 

Ce matin, cette entrée en Bourse a été plutôt bien accueillie. L'action est à 2,34 euros, pour une cotation initiale de 2,3 euros. Au final, une valorisation qui s'élève à 488 millions d'euros, et les 244 millions d'euros issus de la vente iront dans la poche de Syntegra Capital et de Francesco Franceschi.