Moleskine : l'empire capitalistique, c'est un carnet

Cécile Mazin - 13.03.2013

Edition - Economie - Moleskine - carnets - entrée en bourse


Le chroniqueur du Los Angeles Times, et romancier, Hector Tobar, ne manque jamais une occasion de s'épancher. Et le récent objet de son émoi, ce sont les carnets Moleskine, carnet privilégié des milieux littéraires et artistiques. Tous formats, tous gabarits, les carnets Moleskine se déclinent en autant de petits compagnons de route.

 

 


 

 

Pourtant, souligne-t-il, c'est un véritable empire capitalistique que lui et des centaines de milliers d'autres ont aidé à bâtir. La société italienne a expliqué qu'elle était en recherche de fonds. Et plus précisément, 350 millions €, selon des proches de ce dossier. Ce qui fait beaucoup de petits carnets. 

 

Avec des résultats financiers en hausse de 25 % du côté des profits, à plus de 20 millions €, la société Moleskine va réévaluer son fond de commerce, entre 500 et 745 millions €. Et la levée de fonds prochaine devrait concerner à 90 % des investisseurs institutionnels, pour parvenir à la somme de 350 millions €. 

 

De quoi faire peur à notre chroniqueur Tobar, qui se souvient qu'Ernest Hemingway ou Vincent Van Gogh eux-mêmes ont utilisé des Moleskine. Et prochainement, la couverture noire pourrait alors verser dans les offres et les partenariats promotionnels : à quand la couverture Hello Kitty pour Moleskine, ou l'édition limitée Lego, voire les thèmes Star Wars. 

 

Syntegra Capital, qui détient 68 % du capital de Moleskine, devrait conserver une participation importante dans la société, après son introduction en Bourse. Et dans tous les cas, personne ne souhaite faire de commentaire sur cette situation et l'évolution de la marque. 

 

De quoi se tourner vers Moleskinerie.com, un site dédié aux carnets et à l'histoire de la marque. Parce que nul doute qu'avec de pareils résultats financiers, la société a encore quelques beaux jours devant elle...