Mon banquier, la crise et moi : exclu pour un livre

Clément Solym - 23.03.2009

Edition - Les maisons - banques - journaliste - revenus


Un journaliste après quelques déboires avec sa banque a décidé d'écrire un livre sur les banques. Enfin, plus précisément sur les rapports de celles-ci avec leurs clients dits « moyens ». C'est gens qui n'ont pas d'énormes réserves sur leurs comptes et n'ont pas non plus de gros découverts.

Son histoire est malheureusement des plus commune, mais mérite pour l'exemple d'être connue. Faisant partie des clients de type « moyen » ses relations avec sa conseillère étaient quasiment inexistantes. Lorsqu'un jour il rencontre un directeur adjoint qui s'intéresse à ses chroniques scientifiques, il découvre la joie d'avoir un banquier attentif et à l'écoute. Mais voilà, cela n'a duré qu'un temps et le directeur adjoint changea d'emploi.

Le journaliste s'est donc de nouveau retrouvé dans la position du client anonyme qui n'a pas de relation avec sa banque. Pire, lorsqu'il ose envoyer des courriers pour demander des explications sur des opérations fautives de la banque et menace d'en changer, on le reçoit et on lui explique que l'on ne veut plus de lui comme client.

Fort de cette aventure, ce journaliste a décidé d'écrire un livre intitulé Mon banquier, la crise et moi. Dans un article sur Eco 89, il explique : « Des conseillers y livrent leurs pratiques, leurs pensées, leurs trucs face aux clients. Ils avouent leurs méthodes de vente aux clients ‘moyens’. C‘est trop. Mon banquier, le vrai, a raison : il est temps de ne plus laisser les clients vous maltraiter. Virons-les ».