Montréal : Cap vers la bibliothèque du 21ème siècle

Clément Solym - 24.08.2011

Edition - Bibliothèques - montreal - bibliotheque - quebec


Les bibliothèques de Montréal sentent le besoin d'une mise à jour. Le réseau WiFi est en surcapacité permanente, les postes et les services en ligne manquent, l’interface du site de recherche Nelligan vieillit. Tout cela n’est pas digne d’une des plus grandes métropoles d’Amérique du Nord, et de la deuxième métropole francophone au monde.

 
La commission culturelle du conseil municipal de la ville (organe de conseil et de décision) avait déjà publié en 2010 un état des lieux complet et des recommandations pour moderniser les bibliothèques de Montréal. Les élus du comité exécutif de la ville (organe d’administration) ont accepté en juin 2011 le projet. Les rapports sont revenus il y a deux jours au conseil municipal pour approbation définitive. Parcours des différentes mesures.

 


L’état du réseau wifi ne semble pas laisser de doute sur son obsolescence. Il sera remis aux normes. Le parc informatique devra aussi être mis à jour et agrandi.

 

Des puces RFID seront mises en place dans les livres. Puces d’identification par radio-fréquence, elles permettront non seulement le déploiement de bornes de prêt automatique, mais aussi de perdre moins facilement les livres dans les rayonnages.  

 

De nouveaux services en ligne devraient être mis en place. Principalement, le suivi des actualités de la bibliothèque, la réservation en ligne de postes informatiques et de livres, et le paiement des amendes à distance.   


Côté documents...

Le catalogue de la bibliothèque devrait voir son interface refondue et ses fonctionnalités améliorées. Le projet de 2010 recommandait une augmentation du nombre de critères de recherche, un système de recommandation par affinités et la possibilité de consulter en ligne les œuvres. Cette dernière mesure suppose que les éditeurs acceptent que leur catalogue se retrouvent en ligne par le biais des bibliothèques. Rien n’est moins sûr. (voir notre actualitté)

 


La participation des utilisateurs serait rendue possible par la possibilité d’enrichir les fiches, de noter et d’étiqueter les documents.

 

Toutes ces mesures alléchantes nécessiteront la formation du public comme des bibliothécaires. Du travail et des fonds conséquents seront nécessaires pour parvenir à remplir tous les objectifs.

 

La ville de Montréal s’est montrée favorable au développement de l’utilisation des ressources numériques de la ville par ses citoyens en mettant en place Montréal Ouvert. On espère que les services en ligne de la bibliothèque se montreront à la hauteur des impératifs d’interopérabilité que de telles ouvertures nécessitent.

(Via le site officiel des bibliothèques montréalaises)