Montréal : des pics "anti-itinérants" sur les librairies Archambault

Louis Mallié - 13.06.2014

Edition - International - Archambault - Québécor - Itinérant


C'est un article du journal le Devoir qui a mis le feu aux poudres mardi matin. En effet, ce dernier révélait l'existence de « pics anti-itinérants » placés le long des vitrines de certains commerces du centre-ville de Montréal. Parmi eux, le magasin Archambault, célèbre distributeur québécois de produits culturels....

 

 

 

 

 

 

La nouvelle a profondément choqué le maire de Montréal Denis Coderre, qui n'a pas manqué d'exprimer son indignation sur les réseaux sociaux : « Les pics anti-itinérants sont inacceptables », a-t-il déclaré sur Twitter, les rebaptisant également « les pics de la honte ». Eh oui,  paradoxe pour une firme qui affiche pour slogan sur son site « l'art de vous divertir »…. 


C'est la raison pour laquelle la ville a immédiatement émis un avis de non-conformité au propriétaire du bâtiment : avant midi, deux employés retiraient les pics.  


Dans un communiqué publié en réponse par Québécor - groupe auquel appartient la chaîne - les responsables ont démenti toute implication de la chaîne dans l'emploi des pics : « Québecor est fortement impliquée dans sa communauté et est préoccupée par le phénomène de l'itinérance. Les enjeux qui y sont liés sont complexes et nous sommes disposés à collaborer avec les acteurs du milieu pour trouver des solutions », a souligné le vice-président Affaires publiques de Québecor, Martin Tremblay.

 

Ces derniers ont d'ailleurs tenu à rappeler que depuis la fondation du journal l'Itinérant en 1994, le magasin prend des dispositions afin d'accueillir les camelots aux portes de ses magasins pour sa distribution. La responsabilité tiendrait donc entièrement du ressort du propriétaire du bâtiment... Contacté par ActuaLitté, le groupe n'a d'ailleurs pas donné suite à nos sollicitations.

 

Le propriétaire des bâtiments du magasin de la rue Sainte-Catherine ne serait pas l'unique partisan de l'étrange méthode : plusieurs autres commerces de la ville feraient de même. C'est pourquoi, le cabinet du maire  assure que « des inspecteurs vont ratisser l'arrondissement pour s'assurer qu'il n'y en a pas d'autres (...) La ville considère ces installations dangereuses pour les personnes qui circulent sur les trottoirs. »