Mort à crédit pour la BnF, dénonce le syndicat FSU

Clément Solym - 11.10.2010

Edition - Bibliothèques - bibliothèque - nationale - france


La BnF était en fête vendredi dernier, après que l'accord entre Microsoft et Gallica a été annoncé, mais voilà que le syndicat FSU vient de diffuser un communiqué incendiaire sur la politique interne...

Selon les chiffres avancés par le syndicat, la Bibliothèque nationale de France serait menacée de coupures budgétaires doublées de suppressions d'emplois. Des perspectives peu réjouissantes pour les trois prochaines années, et qui « donnent froid dans le dos », assure le syndicat.


Il évoque ainsi une « baisse de la subvention allouée par l’État, 800 000 euros de perte sur les produits financiers, des ressources propres insuffisantes à assurer le fonctionnement d’un établissement déjà très affaibli par la mise en oeuvre d’un “contrat de performance” dont l’idéologie néo-libérale sape de manière indécente les missions de la BnF ».

L'établissement ne pourrait alors supporter la charge de ses objectifs dans un tel contexte, redoute le syndicat. « Ces perspectives budgétaires, si elles devaient s’inscrire dans la durée, au-delà de 2013, placeraient la Bibliothèque nationale de France [...] dans une situation de faillite où elle verrait le faisceau des ses missions étranglé progressivement. »

Ainsi, dans ce qui est décrit tragiquement comme une « mort à crédit », on parle de :
  • Plus de 150 emplois en équivalent temps plein vont être supprimés en trois ans, cedans un contexte de récession de l’effectif déjà difficilement supportable !
  • Le budget alloué à la conservation va être abaissé de 105.000 euros !
  • Le budget global d’acquisitions amputé de 175.000 euros !
  • Le budget de formation professionnelle abaissé de 30.000 euros !
En outre, aucune prime de reliquat ne serait versée en fin d'année, situation à laquelle s'ajoute un gel du point d'indice, conformément aux annonces du gouvernement.

Le président de la BnF sera prochainement pris à parti dans cette histoire, pour évoquer les différents sujets avec lui, ajoute le FSU.