Mort d'Hugo Chavez, une page se tourne

Xavier S. Thomann - 06.03.2013

Edition - International - Hugo Chavez - Barack Obama - Lecture


Il venait tout juste d'être réélu à la tête de son pays, Hugo Chavez aura à peine entamé son nouveau mandat. Il est mort hier à 21 h 55 (heure de Paris) des suites d'un cancer. Alors que le Venezuela est en deuil et que des élections anticipées auront lieu dans les trente jours pour désigner le nouveau président de la République, retour sur l'homme et les livres. 

 

 

Hugo_Chavez_in_Guatemala

www_ukberri_net, CC BY 2.0

 

 

Chavez avait fait office de conseiller en lecture vis-à-vis de son homologue américain. C'était en avril 2009, lors du sommet des Amériques. Le président Chavez avait offert à Barack Obama un exemplaire du livre d'Eduardo Galeano, Les veines ouvertes de l'Amérique latine. Chavez déclara au président américain : « Je veux devenir votre ami. » Ce qui avait eu pour effet immédiat de booster les ventes de l'ouvrage sur internet. 

 

À une autre occasion, le chef du parti socialiste avait encouragé la lecture d'un livre de Noam Chomsky, Dominer le monde ou sauver la planète ? 

 

Plus récemment une rumeur avait couru autour d'un livre signé Chavez et Fidel Castro, l'un de ses modèles. Il avait alors été question d'un livre de réflexions politiques. On n'en sait guère plus aujourd'hui, mais on imagine que le livre n'a pas beaucoup avancé depuis la fin août 2012. 

 

En revanche, le pouvoir vénézuélien favorise la lecture auprès des habitants du pays. En plus de la lutte contre l'analphabétisme, lutte réussie si l'on en croit les indicateurs de niveau de vie, le président a mis en place un programme de lecture dont le principe est on ne peut plus simple, distribuer des livres gratuitement aux citoyens. Le programme a été lancé en août après une annonce en avril.

 

Annonce au cours de laquelle le défunt président avait déclaré : « Lire, lire, lire, lire. Cela devrait être notre slogan pour chaque journée. » Si on peut ne pas être d'accord avec toutes les idées de l'homme politique, on peut en revanche souscrire à ce slogan. Reste maintenant à savoir si son successeur choisira la même voie.