Mort de Claude Frioux, spécialiste de littérature russe

Victor De Sepausy - 19.04.2017

Edition - Société - Claude Frioux - traduction Maïakovski poèmes - traduction russe Frioux


Le traducteur Claude Frioux est décédé à l’âge de 85 ans, a indiqué la famille à l’AFP, à l’hôpital de Nemours. C’est à lui que l’on doit notamment la traduction intégrale du poète Vladimir Maïakovski, ou encore d’avoir supervisé la publication des œuvres d’Anton Tchekhov dans la Pléiade. 

 

 

Agrégé de russe, Claude Frioux fut longtemps membre du Parti communiste français – allant jusqu’à manifester sur la Place rouge de Moscou, en août 68. Il dénonçait alors, avec des milliers de protestants, l’invasion de la Tchécoslovaquie. 

 

Il enseigna le russe à l’université entre 59 et 68, avant de se rendre à Vincennes, lors de la création de la faculté. Il en devint président entre juin 71 et mai 76, et de nouveau entre janvier 81 et décembre 86. 

 

Il fut également auteur d’un ouvrage de fiction poétique, Vie et œuvre de Youri Solntsev, parue sous pseudonyme en 2 volumes, en 2000, chez l’Harmattan. « Un jeune russe issu de l'immigration pré-révolutionnaire rentre en URSS dans la vague de retour qui marque le milieu des années trente par une démarche où sont jointes des convictions et d'obscures raisons policières. Il se voit confier la mission de visiter diverses communautés russes à l'étranger pour y plaider la cause d'un rapatriement patriotique, en particulier en Chine. La mort subite de sa jeune femme lui inspire le douloureux recueil Illa Dies, composé en français grâce à son bilinguisme. Claude Frioux nous fait redécouvrir cet auteur, à travers ses poèmes et ses pages de journal. »

Il avait également publié Le chantier russe, en quatre tomes, portant sur la littérature la société et la politique du pays (Harmattan).
 

 


mise en scène sur une traduction de Claude Frioux