Mort de Jean-François Vilar, l'auteur de littérature délinquante

Cécile Mazin - 24.12.2014

Edition - Société - littérature polar - romans noirs - jean-françois vilar


L'auteur de romans noirs, Jean-François Vilar, est décédé ce 16 novembre dernier, mais l'information n'aura été communiquée que le 23 décembre, par Mediapart. Intéressé par la photographie, et le surréalisme, il avait également publié des ouvrages de littérature jeunesse, tout en se défendant de n'avoir jamais « aimé la littérature policière, ce qui m'intéresse c'est la littérature délinquante ».

 

 

 

 

C'est Edwy Plenel, le patron de Mediapart, qui a partagé avec tristesse la nouvelle dans ses Carnets.

Jean-François Vilar est décédé le 16 novembre à Paris, à l'âge de 67 ans. Il est parti en silence et presque en secret, ne souhaitant pas que la nouvelle soit immédiatement connue. C'était un camarade, nous avions fait nos débuts ensemble, à Rouge. C'était surtout un écrivain, de ceux qui ne transigent pas avec la littérature, à la vie, à la mort.

Vilar recevra en 1982 le grand prix Télérama du roman noir, pour son livre paru chez Fayard Noir, Ce sont toujours les autres qui meurent. Les éditions Points avaient d'ailleurs republiés Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, en novembre dernier. 

 

Sur le blog Passage Jean-François Vilar, on peut lire

"Il n'y eut aucune détonation, pas le moindre souffle. Rien qu'un grand éclair blanc qui se répandit, très vite, sur toute la ville et bien au-delà. La fin."

Nous venons d'apprendre que ces ultimes mots du dernier texte publié par Jean-François Vilar en mai dernier seront ses derniers mots publiés de son vivant. Vilar est mort. Sans cérémonie. Louise et moi sommes bouleversés.