Mr. Mercedes de Stephen King sur le point d'être adapté en série télé

Joséphine Leroy - 30.05.2016

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End of Watch, le dernier tome de la trilogie Mr. Mercedes, sort ce 7 juin aux USA, mais le premier tome est d'ores et déjà promis à un bel avenir télévisuel. Une adaptation en 10 épisodes sera diffusée pour la première fois en 2018. S'en suivra certainement l'adaptation de la trilogie dans son ensemble. 

 

Stephen King visits USO Warrior Center

(The USO / CC BY-NC-ND 2.0)

 

 

« Je crois qu’il y a plein de gens qui rêvent de faire ce que j’ai fait... La seule différence, c’est que moi, je l’ai vraiment fait ! » Voilà l’esprit du polar de Stephen King. L’intrigue se déroule à Midwest, en 2009. Des chômeurs se bousculent dans un salon de l’emploi. Une voiture de luxe, une Mercedes, arrive soudainement. Son conducteur fait gronder le moteur et fonce sur la foule. Bilan : huit morts. Il disparaît. Bill Hodges, flic à la retraite, ne parvient pas à oublier cette histoire et décide de partir sur les traces du chauffeur. 

 

Le livre avait été publié en juin 2014 (en janvier 2015 en France par Albin Michel dans une traduction de Nadine Gassie et Océane Bies) et s’était hissé au sommet du classement, élaboré par le New York Times, des livres les plus vendus aux États-Unis. Il avait également remporté le prix Edgar du meilleur roman. Le deuxième volet, Carnets noirs, était sorti un an plus tard, en juin 2015 (le 2 mars en France). 

 

David E. Kelley (Ally MacBeal, The Practice) et Jack Bender (Lost) devraient en être les producteurs délégués. Ce dernier serait aussi en charge de la réalisation. Il avait déjà collaboré avec Stephen King sur l’adaptation d’Under the Dome (Dôme, en deux tomes, éd. Albin Michel, trad. par William Olivier Desmond). Concernant le casting, il semblerait que les décideurs aient opté pour Brendan Gleeson et Anton Yelchin. AT&T, qui a fait l’acquisition en 2014 de DirecTV, diffuserait la série. (via Hollywood Reporter)

 

Rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme ? 

 

Stephen King n'est jamais très loin et supervise souvent les adaptations de ses romans. Et on ne les compte plus puisque son roman Ça (éd. Albin Michel, trad. par William Olivier Desmond), qui a traumatisé toute une génération, sera projeté sur les écrans américains. Réalisé par Andres Muschietti, le film sortirait en 2017. Grippe-Sou, le Club des Losers, tous seront de retour, sous forme, paraît-il, de deux films séparés : l’un se concentrera sur l’enfance des protagonistes et l’autre sur leur retour, des années après. Bien sûr, Grippe-Sou guettera ce retour. 

 

Cell (Cellulaire, en français, éd. Albin Michel, trad. par William Olivier Desmond) devrait sortir cette année. Le premier trailer est sorti fin avril. Le livre revient sur nos addictions à la technologie. Un danger attend les hommes : être transformé en zombie à cause des ondes téléphoniques. Derrière l’absurde propre au fantastique, il y a toujours un fond de vérité, que le romancier capture avec talent. Les acteurs Samuel L. Jackson et John Cusack seront réunis ce 8 juillet dans les salles américaines. La VOD sera disponible deux jours plus tard. 

 

 

 

A la télévision, 11.22.63 (adaptation de 22/11/63, éd. Albin Michel, trad. par Nadine Gassie) est sorti début 2016. Le roman de science-fiction est une uchronie à tendance fantastique gravitant autour d’un épisode historique important et utilisant l’idée d’une faille temporelle, thème récurrent dans la science-fiction. La première trame du roman se focalise sur la tentative du  narrateur à faire barrage au meurtre John F. Kennedy tandis que la seconde se penche parallèlement sur l’histoire d’amour entre le narrateur et une femme des années 1960. Acquise par Canal + en France, la série a été créée par Bidget Carpenter et réalisée par Kevin Macdonald, suivant un scénario de Stephen King lui-même. L’acteur James Franco y joue le rôle principal. 

 

 

Ceux qui sont restés nostalgiques du livre original de The Shining ou de l'adaptation du roman génialement réalisée par Stanley Kubrick seront étonnés d'apprendre qu'une adaptation à l'opéra se joue à guichets fermés. Et, contre toute-attente, le format s'y prête : l'atmosphère oppressante du livre se marie bien au chant. 

 

 

 

Jamais totalement éloigné du terrain politique, le romancier s’est récemment engagé contre les propositions du prétendant à la Maison-Blanche Donald Trump. 600 écrivains se sont réunis et ont cosigné un texte où ils rappellent l’importance des mots : « Parce qu’en qualité qu’écrivains, nous sommes particulièrement conscients des nombreuses façons dont la langue peut être abusée au nom du pouvoir. »