Murakami offre 40 années de vinyles et de livres à une université

Clément Solym - 05.11.2018

Edition - International - Haruku Murakami archives - université Murakami documents - livres vinyles Murakami


C’est un leg immense que l’écrivain Murakami vient de faire à l’université Waseda de Tokyo. Ses archives, contenant livres et disques, seront confiées à la bibliothèque de l’établissement. « Je suis plus qu’heureux si ces documents peuvent apporter une contribution quelconque à ceux qui souhaitent étudier mes œuvres », indique-t-il. 


Haruki Murakami poster
J Brew, CC BY SA 2.0

 

À 69 ans, Haruki Murakami est certainement l’un des plus célèbres romanciers au monde, et une super star au Japon. Bien qu’il reste plutôt discret, c’est lors d’une conférence de presse très officielle qu’il a remis symboliquement un livre aux responsables de l’université Waseda. Conférence qu'il était interdit de filmer, toutefois.

 

C’est évidemment là qu’il fit lui-même ses études – il avait commencé à écrire avant d’obtenir son diplôme. Son premier livre fut publié en 1979. « J’espère que ce centre sera un endroit d’échanges culturels dans une atmosphère positive et ouverte », conclut-il, cité par l’agence AP.

 

Visite guidée et commentée
du bureau d'Haruki Murakami

 

Ce projet de don a vu le jour plus tôt dans l’année, quand Murakami a constaté qu’il manquait de place chez lui. Au cours des 40 dernières années, sa manie de la collection l’a poussé à constituer un stock de vinyles colossal. « Je n’ai pas d’enfants pour m’occuper de ces archives et je ne voulais pas que ces ressources soient dispersées et perdues à ma mort », reprend l’écrivain. « Je vous suis reconnaissant de pouvoir les conserver dans vos archives. » 

 

Les détails de cette opération doivent encore être réglés, mais, d’ici 2019, une partie des documents sera d’ores et déjà intégrée. Pour le président de Waseda, Kaoru Kamata, l’objectif est de faire de son université et de sa bibliothèque un lieu incontournable pour les fans et les chercheurs. Mais également les amoureux de la littérature japonaise à travers le monde.

 


 

Dans les archives, on retrouvera notamment les brouillons de Écoute le chant du vent, son premier roman (traduit en français par Hélène Morita, Éd. Belfond, janvier 2016). De même, sont présentes ses propres traductions des auteurs qu’il appréciait, notamment Raymond Carver, J.D. Salinger et Scott Fitzgerald.

 

Musique, chats et course à pied,
Murakami sort du silence pour la radio

 

S’il est aussi traducteur professionnel, il parle de cette activité comme un passe-temps, plutôt qu’un véritable travail. Pour autant, traduire lui a apporté des perspectives sur ses œuvres. « Je suis fermement convaincu que le travail de traduction m’a aidé à progresser. J’aurais peut-être suffoqué si je m’étais contenté de la littérature japonaise. »

 

Le développement des archives se fera avec le temps, à mesure qu’il transférera d’autres documents. « Je suis toujours vivant et j’ai besoin de certains d’entre eux », relève-t-il. Dans ce don, on retrouvera quelque 10.000 vinyles, dont le romancier souhaiterait d’ailleurs qu’ils puissent servir à l’organisation de concerts...




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