N'allez pas croire que Plantu allait baisser son crayon

Julien Helmlinger - 10.01.2015

Edition - International - Plantu - Charlie Hebdo - Caricature


Plantu était évidemment au rendez-vous, pour rendre hommage aux victimes de la tragédie Charlie Hebdo. L'artiste a perdu des confrères et puis des amis aussi, qu'il connaissait pour certains depuis des décennies. Mais, interrogé par Le Monde au lendemain de l'attentat, il continue d'en parler au présent. Finalement, en son art rien n'a changé. Si ce n'est que « leurs assassins m'ont mis des boosters au bout des doigts. [...] La guerre est ouverte entre démocratie et barbarie. Il faut s'y préparer, et ne pas baisser le crayon. Jamais ».

 


 

 

« Les dessinateurs de presse ne font pas des croquis dans une arrière-salle d'un bistrot de Saint-Germain-des-Prés. Ils sont branchés sur la planète, et on veut les juguler. Mais ces tueurs ne savent pas que les créateurs sont plus forts qu'eux. » Wolinski ? Plantu a fait son « éducation sexuelle avec lui. » Cabu ? « Le plus grand caricaturiste de France, il rentre dans les yeux, les naseaux, la lèvre, les cheveux, les dents, de son personnage pour en tirer une charge qui évoque Daumier, dont il est le fils spirituel. »

 

Tignous ? Plantu salue son « style inimitable ». Charb ? Il rit encore des « aventures de Maurice le chien bisexuel et Patapon le chat ultralibéral ». Honoré ? Il le voit comme « un immense graveur impertinent »...

 

(via LeMonde)